Europensées























Il est bien entendu que la richesse de l'Europe est sa diversité, mais ironiquement cette diversité fait partie du problème actuel. C'est évident que le grand problème de l'Europe, de la zone euro, est la disparité entre les cultures, les valeurs, et la manière de vivre des pays européens.

Il y a bien des années j'ai vécu pour une période en Hollande. Assez longtemps pour constater que si on y fait la grève, il faut avoir une très bonne raison. D'ailleurs il n'y en avait jamais eu pendant les années où j'y vivais.
Les Pays-Bas prônait alors une monnaie toujours forte et stable- le gulden. A l'époque, pour la forme, il y avait toujours quelques vestiges d'animosité entre les hollandais et les allemands, mais malgré cela, comme la plupart des pays nordiques, la mentalité de ces peuples quand même se ressemble dans certains égards pragmatiques. Bref, quoi qu'il arrive on l'assume, pas nécessairement avec un esprit fataliste, mais plutôt avec une stoïque détermination de passer le cap du mieux possible.

Vers le sud cette mentalité change, certainement en France. Toujours marquée par la Révolution Française et l'injustice sociale sempiternelle, on semble vouloir aussi perpétuer le manque de confiance caricaturale et donc l'abysse mythique entre 'travailleurs' et 'patronnat'. La justice sociale a donc toujours sa raison d'être, malgré tous les droits acquis et toutes les manifestations incitées par les syndicats, eux aussi orientés par leur volonté de maintenir le plus de pouvoir possible.  

L'Allemagne, malgré la crise, s'en sort quand même mieux. Bien entendu la Banque Centrale Européenne y est établie, et bien entendu elle est aussi gérée selon les intérêts classiques de l'Allemagne.
Là aussi on assume. Et on ne fait pas la grève pour un oui ou pour un non.

En Italie c'est plus nuancé, mais les italiens travaillent mieux que les français. Sans doute ceci est aussi à cause de leur histoire, et la différence culturelle. Vue cette différence, et malgré l'ampleur de leur problème économique, il est raisonnable de croire que les italiens soient plus capables d'absorber leur dette plus rapidement que les français.

En Espagne et au Portugal, manifestement trop de social a miné leurs économies pendant la crise, et ces pays doivent faire face aux conséquences très difficiles.

En Grèce, aidée- parait-il- à être acceptée de manière frauduleuse dans la zone euro par Goldman Sachs, le problème est énorme, car il y avait un laisser aller social et fiscal quasi total. Déjà certains des grecs très riches sont en train d'acheter en Grande Bretagne et ailleurs (hors de la zone euro) pour essayer d'éviter les inévitables rattrapages tardifs fiscaux.

Mais retournons en France.
Les entreprises sont surchargées par le social. Si on réduit ces charges on doit augmenter la TVA. C'est logique de croire que les résultats financiers seront donc les mêmes. Ajoutons à cela le coût énorme des grèves françaises et un euro fort, sinon sur-évalué, prôné en principe par l'Allemagne. Conséquence: les entreprises françaises n'arrivent plus à être compétitives. Elles sont obligées de réduire leur personnel ou de s'installer ailleurs hors de la zone euro où les charges sont plus légères et le coût du travail est moindre. Résultat en France: davantage de chômage, de charges sociales, et évidemment moins de revenus fiscaux.

Pourtant la France produit des choses de grande qualité. Leurs voitures, par exemple, sont très bien construites et très fiables. On dit aux français, déjà sous pression considérable financière, achetez les produits made in France, mais si on peut acheter une bonne voiture japonaise, américaine ou même italienne pour moins, logiquement on ne va pas se priver. D'ailleurs parfois on n'a pas le choix.

Gérer un pays comme la France sous de telles circonstances est un casse tête monumental. Que les socialistes prétendent être en mesure de le faire semble un mensonge grossier, car manifestement ils sont incapables de changer leur idéologie sociale sans se trahir, sans saboter leur propre raison d'être. Inutile à ajouter que leur idéologie va totalement à l'encontre des besoins urgents actuels de la France, de l'Europe, donc même du monde.

Le Président n'a pas encore présenté sa candidature pour les prochaines élections présidentielles. Mais une pensée vient à l'esprit que si après tant d'efforts et d'engagements souvent personnels, épuisé et désabusé par le traitement négatif et lassant orchestré par les media, et l'attitude ingrate de trop de français, il décide finalement de ne pas se présenter, la France aurait un problème de taille. Elle aurait en somme ce qu'elle mérite, car il est tristement évident qu'il n'y a personne d'autre vraiment motivée, préparée, qualifiée et capable d'assumer cette responsabilité extrêmement lourde de gérer le pays à une époque aussi critique et difficile.
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Text and image © Mirino (PW). January, 2012

3 comments:

Anonymous said...

A voir les indignations des Socialistes aux réactions de l'UMP, c'est a mourir de RIRE.
La droite n'aurait pas le droit de réagir aux propos nauséabonds de Monsieur Le "Futur" Président de la République.
Cet homme est un fourbe, réunir ses collègues journalistes pour une discussion "OFF" il nous prends vraiment pour des imbéciles.
Tout cela n'est une fois de plus que manipulation de cet "Homme courageux" (par derrière) celui qui ne sait que critiquer.
Le respect ce bonhomme n'a a jamais eu, il se sait ouvrir son large bec depuis 4 ans que pour critiquer.
Aujourd'hui son "fromage" (sa vulgarité) est tombé, bas les masques...
Qui est-il, qu'a fait cet homme à la tête du PS rien (1 pas en avant- quatre en arrière)
Il n'existe aujourd'hui que par la faute de DSK - sinon personne ne parlerait de lui, donc RIEN.
C'est vrai que représente Hollande "RIEN" voilà exactement ce qu'il faut a la France "RIEN" comme cela nous serons sûr que "RIEN" ne changera (si ne n'est que les mouches changeront d'âne) et que les nouveaux comme toujours se remplieront les poches sur la dette de la France, voir les Régions gérés par les riens, Hiroshima n'est rien a côté de cela.
Qu'elle est la région de France la plus endettée...comme par hasard celle de Monsieur Rien
qui ne nous promet Rien puisque le programme de ce Rien n'est Rien.
Allez courage... fuyons ce faiseur de rien, qui ne fait rien et ne fera rien (si ce n'est remplir les poche de ses tireurs d'élite (Vals, Sapin, Hamon et con sors... il faut abattre SARKOZY un point c'est tout.
En conclusion je ne suis étonné en Rien des PROPOS TENU PAR SIR FRANÇOIS 2. et n'en éprouve que du mépris.

Mirino said...

Monsieur Hollande, tellement confiant qu'il va être élu Président de la République, commence à devenir insouciant. Selon le Parisien d'aujourd'hui, il aurait traité le Président de 'sale mec'.
Qu'il s'est mis de manière grossière dans la peau de Nicolas Sarkozy ne change rien, car la phrase, autant prétentieuse qu'écoeurante - 'je suis le président en échec depuis cinq ans, je suis un sale mec, mais réélisez-moi parce que, dans cette période difficile, je suis le seul capable' - n'est pas seulement une insulte grave envers le Président, il est aussi une insulte grave envers les français. La seule partie vraie de cette phrase indigne d'un candidat des présidentielles est : 'je (Sarkozy) suis le seul capable'. Monsieur Hollande le sait lui-même, donc gare à lui si jamais les français ont l'idée très mal inspirée de l'élire.

Mirino said...

@Anonymous
Tout à fait d'accord avec vous. J'ai même l'impression qu'il commence à paniquer. Peut-être cherche-t-il la sortie car il sait lui-même qu'il n'est pas à l'hauteur.