Le pouvoir



L'abus de pouvoir l'annule. Car lorsqu'on va à l'encontre des intérêts d'un individu, d'une entreprise ou d'une nation, on va forcément à l'encontre de son propre pouvoir.

On a vu les résultats dramatiques de l'abus de pouvoir en Lybie. On assiste toujours à ce phénomène à l'égard de la Syrie. La division du pouvoir au Liban est aussi préoccupante où le Hezbollah a sciemment gagné la confiance des naïfs pour accaparer petit à petit le pouvoir libanais, non pas pour le bien du Liban- jadis la perle multiculturelle exemplaire du Moyen Orient- mais pour le bien de l'Iran et de la Syrie. Cette dernière n'a jamais renoncé à ses aspirations et ses revendications à l'égard du Liban, bien qu'elle soit débordée par les éléments qui risquent éventuellement de l'engouffrer, car Bachar el-Assad, lui aussi, a abusé outre mesure de son pouvoir.

En ce qui concerne certains syndicats français aujourd'hui, ce n'est point évident que leur mentalité ait évoluée (depuis la révolution industrielle) pour le bien de qui que ce soit à part d'eux mêmes. Comme toujours ils veillent sur leur pouvoir syndical, qui veut aussi dire leurs intérêts idéologiques.

La compétitivité française, déjà bien minée par les charges, l'augmentation des taxes et les prélèvements obligatoires, est aussi la victime des syndicats. Évidemment par extension on mine les intérêts des employés. Généralement on réduit leur incitation à travailler davantage, autant à cause du matraquage fiscal et le fait que leurs salaires sont évidemment déterminés par la réussite des entreprises qui les emploient, qu'à cause des considérations syndicales purement idéologiques. Refuser le droit à ceux qui veulent travailler le dimanche est un exemple qui défie toute logique et bon sens économique.

Il y a bien des années, quand j'ai enseigné une fois ailleurs, j'ai été obligé d'assister à un meeting syndical. Déjà j'ai pensé à quel point cette obligation a été incongrue privant mes élèves de leur cours. Mais ce que j'ai entendu à cette réunion m'a ôté le peu de confiance qui me restait à l'égard des syndicats et leur raison d'être.
C'était manifeste alors qu'ils ne se souciaient point de qualité. Comme les socialistes français d'aujourd'hui, leur critère était la quantité. Par exemple ils se vantaient d'avoir obligé un établissement de réembaucher un alcoolique que les autorités concernées avaient pour bonne raison congédié. Pour les syndicats de cette époque c'était donc un exemple d'une grande réussite. Une façon curieuse d'assurer les enseignants qu'ils n'avaient rien à craindre, qu'ils pouvaient se comporter comme bon leur semble. Leur avenir est totalement assuré grâce au pouvoir divin du syndicat qui veille sur leur intérêts, mais non pas nécessairement sur ceux des élèves.

Même s'il n'y aurait aucun âge d'or qui pourrait jamais justifié un tel critère, la situation aujourd'hui, la concurrence européenne et mondiale rend cette mentalité encore plus obsolète, irresponsable sinon quasi criminelle. Les syndicats sacrifient leur propre pouvoir quand ils sacrifient leur sens de responsabilité, qui doit forcément inclure les intérêts du pays sur lequel ils dépendent. Ils annulent leur raison d'être quand ils donnent priorité à une idéologie politique qui va de pair avec leur pouvoir.

Veiller sur les intérêts des employés doit être totalement apolitique. Avec le pouvoir vient forcément la responsabilité. Abuser de son pouvoir est abuser de soi-même. Contribuer à créer un climat économique négatif incitant des entreprises à renoncer à investir pour être plus compétitive, ou à les pousser à la faillite ou à partir pour s'installer ailleurs pour leur propre survie, n'arrange rien pour personne.
A quoi donc servirait le pouvoir syndical si toutes les entreprises partaient ailleurs? Cela deviendrait un pouvoir atrophié. Les syndicats n'auraient plus rien à faire. Ils auraient supprimé leur vocation et leur raison d'être.

Naturellement la même chose s'applique à celui censé gérer un pays. Le Président français, par exemple, le 'Rain Man' qui excelle dans la médiocrité. Même s'il avait une volonté de fer pour sortir le pays du bourbier où il se trouve actuellement, F. Hollande est trop profondément coincé, non uniquement à cause de ses propres limitations flagrantes et son idéologie socialiste absurdement périmée, mais à cause de ses alliés communistes et verts-rouges, et à cause des exigences des syndicats. 

L'abus de pouvoir du Président lui-même est aussi péniblement évident. C'est la pratique d'une politique myope déterminée par les chiffres, la peur et le manque de confiance. Manifestement F. Hollande pense que c'est primordial de racler l'argent des contribuables et des entreprises par tous les moyens possibles, au lieu de leur donner l'opportunité de respirer, dépenser, investir, élargir, développer, embaucher de nouveau et réussir pour le bien de tous.

C'est un abus de pouvoir pour lequel F. Hollande payera cher les conséquences. Car partager parcimonieusement le maigre poulet mal cuit ne sert à rien. En tuant et en déplumant cette pauvre volaille française au lieu de la mieux nourrir et de lui donner plus de liberté pour qu'elle puisse pondre davantage d'œufs de qualité y compris quelques-uns en or, et faire davantage de poussins autant prometteurs, le chef d'Etat démontre qu'il n'a pas confiance en la nation qu'il est censé représenter. Dans ce cas jamais il ne sera réélu, et ce sera tant mieux pour la France et pour l'Europe.
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Text and image (montage) © Mirino. October, 2013

Scottish myths 31


The cave of King Arthur

Many claims have been made regarding exactly where King Arthur and his knights are alleged to be resting in peace.
Legend has it, for example, that they are sleeping beneath Eildon Hills.

A horse trader known as Canonbie Dick met an old man on Bowden Moor. The old man bought two horses then asked the trader to bring along four more to Bowden Moor at the same hour, on the same day of the following week. Dick was pleased to do so, and during their second meeting, the old man offered the horse trader a drink, also by way of sealing their agreement in a convivial way.

The old man led Dick into a great cave in the Eildon Hills. Dick was amazed to see there the stables of black destriers, and by each fine horse lay fast asleep a knight in black armour, which could hardly have been very comfortable.
In the cave there was also a table, not the famous round one, just a simple table upon which were placed a horn and a claymore in its long scabbard.

The old man offered Canonbie Dick a wooden mug of mead, then he introduced himself as Thomas, the prophet of Erceldoune, otherwise known as Thomas the Rhymer, or True Thomas. Dick accepted the mead, nodded and mumbled that it wasn't everyday that one bumps into prophets.

Thomas looked thoughtfully at Dick as the horse trader sipped his mead, then he set him a curious task. He should choose, said Thomas, between blowing on the horn or drawing the sword from its scabbard. If Dick made the right choice, continued the prophet, he would become King of Scotland.

Now Canonbie Dick wasn't too sure that he wanted such a weighty responsibility. He already found it hard enough getting by in the horse trade. Suspecting that the drawing of the sword would indicate courage, steadfast or foolhardy resolve, he decided to opt for blowing on the horn.

After he gave it a fine blast, there was a sinister rumble, which at first made Dick fear that he had got it wrong again. The ominous rumble preceded the sound of a withering voice that made this cruel and fatal proclamation:

Woe to the coward whoever was born
To draw not the sword but to blow on the horn.


To make things even worse, following this unfair curse expressed by a paltry poem, there were further cavernous rumblings. They built up to a culminating ear-splitting thunder, then an exceedingly powerful and smelly gust of wind rudely ejected Dick from the mouth of the cave as if he were shot from a cannon, or evicted by the blast of a mighty fart discharged by the displeased King Arthur himself.

He landed so badly that it caused him to suffer from mortal injuries. But Dick lived long enough to be able to recount this tale to the person who discovered him and did what little he could to try to ease his pain. The person was a deaf shepherd who, fortunately for posterity, could lip-read Gaelic.
Thanks to the shepherd this legend has been handed down, although one could surmise that Dick's interpretation was inexact, or that the shepherd wasn't the best of lip-readers, or that he invented the whole yarn himself.

Nevertheless, if there is a glimmer of truth in the tale, one could reach the conclusion that the choice offered by True Thomas, the prophet of Erceldoune, was unfair, thus a dishonest one. For had Dick been previously warned of the consequences of the choice of modesty, the choice of an unpretentious man aware of his own limitations but fully qualified at horn blowing, he would certainly have chosen to draw the claymore. And had he done so, the history of Scotland might well have been very different, if modesty often determines justice, whereas immodesty often engenders tyranny.
But it could also be said that this would not be the only recorded historical or mythical event that might advise us to beware of certain prophets.
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Scottish myths 32
Scottish myths 30

Retelling © Mirino. Sources include Scotland Myths and Legends (Beryl Beare). Photograph of Eildon Hills © Keith Robeson with grateful thanks.  
October, 2013

Moments


















Gentle scenes caress 
                                                 The memory,                                                    
                                           Images eternalised,                                               
Though changing and transitory,
Are fixed and memorised.

The whispering lake,
The humid fragrance,
To remember for the while
Of life's prodigeous instance,
And recall with a smile.

*

Petit moment magique
Eternisé dans l'esprit,
Image douce et féerique
Petit pays fleurit

Bruissement de l'eau,
L'arôme riche de la terre,
Si délicat et beau
Car mutable et éphémère

Précieux moment idyllique
Capté pour chérir,
Petite pensée poétique,
Un si beau souvenir. 


*

 L'immagine accarezza  
La memoria,
Immagine eternata,
 Pur cambiando e transitoria,
È fissa e smemorata.

I sussurri del lago,
La fragranza umida,
                           Si rievoca per un po',                          
 L'istante stupendo della vita,
      Da ricordare con un sorriso. 
 
 


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  Poems and Photograph (bank of Loch Lomond, south side, by Cameron House) © Mirino. 
October, 2013

Cousteau



Commandant Cousteau, Jacques-Yves (11 juin 1910 - 25 juin 1997) surnommé le Commandant Cousteau ou le Pacha, est né à Saint-André-de-Cubzac en Gironde, France.
D'abord officier de la Marine française avant de devenir explorateur, défenseur de l'environnement, réalisateur, innovateur, scientiste, photographe, écrivain et chercheur.
Il a consacré sa vie à étudier toutes formes de vie océanique et à améliorer les moyens pour le faire.

Le Commandant Cousteau se distingua pendant WW2, recevant la Croix de guerre avec palme et deux citations. Il lui fut attribué le grade d'Officier de l'ordre du Mérite maritime.
Il eut été acceuilli en tant que Membre de l'Académie Française. Il fut nominé Commandeur de la Légion d'honneur. Il receva aussi la Grand-Croix de l'Ordre National du Mérite ainsi que le titre Commandeur de l'Ordre des arts et lettres.

Parmi ses contributions précieuses en technologie maritime, il a aidé à développer le scaphandre autonome ainsi que les vêtements thermiques (1946)  'à volume constant' pour plonger dans les eaux très froides. En somme l'ancêtre des combinaisons étanches. Dans les années 50 il contribua à inventer la soucoupe plongeante, un petit sous-marin à deux places. Avec un autre ingénieur (Lucien Malavard) il créa aussi la turbovoile, principe de propulsion pour son bateau l'Alcyone.

En 1950 le Commandant Cousteau fonda la French Oceanographic Campaigns (FOC). Il paya un bail de la somme symbolique d'un franc par an pour le bateau la Calypso de Monsieur Thomas Loel Guinness. Cousteau remettra le bateau en état en l'équipant en tant que laboratoire mobile principal, une plate-forme pour plonger, chercher et filmer. 

Je me rappelle, quand j'étais jeune, la série faite et arrangée pour la TV des films du The Silent World: A story of Undersea Discovery and Adventure (1953). On n'oublie pas l'émerveillement et la magie que ces films nous ont apporté.
The Silent World produit avec Louis Malle a gagné la Palme d'Or à Cannes en 1956.

En 1957 il fut élu directeur du Musée Océanographique de Monaco et il s'y engagea en tant que Président inaugural de 1959 à 1973.
Jacques-Yves Cousteau refusa toujours de s'engager en politque à côté des écologistes estimant que l'écologie n'est pas une affaire politique ou partisane, c'est une affaire qui regarde tout le monde.

Lorsqu'on pense au Commandant Cousteau, on le voit évidemment avec son bonnet rouge et son grand sourire de joie de vivre, mais sa vie ne fut pas sans tragédies personnelles. En 1975 pendant le tournage du film Voyage au bout du monde à Deception Island, Antartique, il perdra son co-pilote de la Calypso (accident d'hélicoptère). En 1979 il perdra son fils, Philippe (accident d'avion près de Lisbon) celui avec lequel il avait toujours travaillé et fait ses films. Ils avaient même écrit des livres ensembles comme 'The Shark: Splendid Savage of the Sea'. Naturellement la perte de Philippe pour lui a été terrible.

Voici quelques citations de Commandant Cousteau:

Mon but n'est pas d'enseigner, je ne suis ni un scientifique ni un professeur. Je suis un découvreur, mon but est d'émerveiller. On aime ce qui nous a émerveillé, et on protège ce que l'on aime.

Il faut aimer la vie, même dans ses formes les moins attirantes.

Le bonheur pour une abeille ou un dauphin est d'exister. Pour l'homme, c'est de le savoir et de s'en émerveiller.

Un bon écologiste, c'est un type qui voit loin et qui a peu de foi dans le progrès, la science et la technologie.

L'enfance, c'est le moment le plus intense de la vie.

Les bateaux, les engins, l’argent, les hommes, moi-même, tout ça c’est de la quincaillerie. Ce qui compte, c’est l’œuvre accomplie : dans un siècle on nous aura oublié, mais on se souviendra encore de ce que nous avons filmé et dit.

Une terre et une humanité en équilibre, ce serait une population de cent à cinq cent millions de personnes, mais éduquées et capables d’auto-subsistance. Le vieillissement de la population n’est pas le problème. C’est une chose terrible à dire, mais pour stabiliser la population mondiale, nous devons perdre 350.000 personnes par jour. C’est une chose horrible à dire, mais ne rien dire l’est encore plus.

Demain, je veux que les droits de ceux qui nous succéderont soient inscrits dans les devoirs de ceux qui existent. Si par mon œuvre j’ai pu permettre à nos enfants et à ceux qui ne sont pas encore nés de vivre dans la symphonie du monde, j’aurai rempli ma mission.

Je ne me suis pas préparé à la mort. Quand ça m’arrivera, je serai le premier étonné.
















Ne serait-il pas une tragédie de plus de ne pas sauver et mettre en valeur pour la postérité la Calypso avant que ce ne soit trop tard? N'est-ce pas un devoir, une partie de l'hommage que la France ainsi que le monde devraient rendre à cet homme qui a consacré sa vie pour nous apporter et montrer la beauté et les mystères merveilleux des profondeurs océaniques? Ne fait-il pas partie des legs si précieux laissés par le Commandant?

Ou devrions nous penser que si Jacques-Yves Cousteau était un citizen américain, son bateau ainsi que son histoire, ses découvertes, sa contribution si positive à la science naturelle, à la technologique marine et à l'océanographie, en somme son œuvre entière, aurait été déjà mise en valeur de manière aussi digne que grandiose.
En Europe, et peut-être encore plus actuellement en France, on semble avoir peur de louer l'individu pour ce qu'il a fait. On préfère louer la nation pour ce qu'elle n'a pas fait.

Si vous pensez que la Calypso devrait être sauvée, voici une petition qui pourrait avoir un effet positif à cet égard.
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Text by Mirino. Sources include Wikipedia and Wikipedia Commons. Photograph of the Calypso by Olivier Bernard, with thanks. Thanks also go for the use of the photograph (modified) of Commandant Cousteau.  October, 2013

The wolves



They were following him relentlessly. The cold wind had smoothed and hardened the snow. The blizzard was becoming violent. Even here in the woods it was difficult to see ahead. The voyager was disorientated and worried. He knew he was in danger.

By a dilapidated logger's cabin he found, half-hidden in icy snow, an old splitting axe wedged in a tree stump. He yanked it out and smiled derisively as he examined it. Then he heard once more the muffled noises. For hours they had been doggedly trailing and tormenting him, as if they sensed he was lost.

Sooner than expected he came to an edge of the forest, a large clearing where the free, wild wind whipped up particles of ice that stung his eyes like salt. On a rise before him was their leader, waiting. The wolf was stock-still, intent and vibrantly alert.
The voyager knew there would soon be others, but he poised himself to contend first with their leader.

The sinister noises behind him caused him to glance to one side. At that moment the wolf came at him like a massive bolt, but the voyager managed to ward the beast off with a glancing blow. The wolf slowly backed away snarling viciously.
Again they eyed and assessed each other.

The wolf would now attack to kill. The voyager knew this. He knew that he would only have one chance. If he failed he would perish.

With the most terrible growl the wolf once more sprang at the man going for his throat.
The voyager crouched to one side pulling off his cloak to protect himself, and swung the axe in one continuous movement. The wolf careered past clawing at the side of the man's face, but the voyager broke the animal's neck as it tried to turn on him.

The man would have taken the pelt of the dead wolf, not as a trophy, but as a mantle to help ward off the bitter cold, but he knew he had no time for this.
He had to go on, wherever destiny would take him, but he feared that his followers would never let him go.

Again he tried to look back through the gale. The pack was regrouping, nervous and undecided.  Suddenly a dark shape with hideous fangs surged towards him. This was the signal. With rabid hate and resolve the others came on as well. The voyager was determined to defend himself as best he could.

*

It was the blood-chilling, unearthly noise, so vividly imagined, together with the frenzied violence of the shock, and the impending, horrific doom that rudely awoke him.
The fire had gone out. It was cold. Rays of early sunlight shone through the trees and the narrow gaps between the rotting pine log wall. They coloured russet the old sackcloth that patched the small pane-less window.

The voyager felt numb. He got up, stretched painfully and wrapped himself again in his cloak. Then he groped in his bag for something to eat whilst he thought of the dreadful ordeal. A terrifying dream, strangely real. Yet he was calm and curiously confident, as if indeed he had really survived as the heroic victor against impossible odds.

When he was ready he left the logger's cabin. The splitting axe was still wedged in the tree stump. The wind had dislodged some of the ice, revealing the underlying softer, whiter snow. Near the embedded blade the snow was stained red from rust, reminding the voyager once more of his gruesome nightmare. He thoughtfully scratched the side of his face causing the scar to bleed again.

He swung his bag over his shoulder and continued on his way. The voyager knew exactly where he was going, and there was nothing that would prevent him from getting there.
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Story and illustration (c. 1980) © Mirino (PW). October, 2013

Gloom


  
 
It's raining, it's pouring
The scenes are appalling,
But there's still a chance
We can advance
 And improve things in the morning.

The skies seem to reflect our sentiments. The dismal heavens weigh heavily upon us. But let's not be too gloomy and repetitive. Let's try to be more positive despite everything.
Yet when the mind drifts off looking for an amusing subject, invariably it once more plummets down like the rain itself through the grey, wet atmosphere, to land on the vague, drenched image of the French President. The Rain-man who excels in mediocrity.

No, this is not what one wants to read. One aspires to be transported to happy new horizons, to Mediterranean climes, to freedom, to pristine, cyan-blue lagoons, islands in the sun. Then one thinks of Lampedusa.

It's raining, it's pouring,
 Now it's time for mourning.
They could have tried
 To save those who died.
A new day is dawning.

Where is humanity going, or rather where has it gone?
Is this the Europe we want? More prompt and generous to prepare enough polished coffins, than be bothered about first trying to save those for whom they have been prepared?

In a world where communication excels, we are still fearfully prone to adopt the stance of the three monkeys, to the detriment of far too many human lives. Or inversely, far too often, communication is abused. We are daily inundated with messages informing us that amongst millions of others, we are the chosen few to have the chance of realising a dream, providing we subscribe and make regular contributions for the benefit of cynical frauds.

We have seen how much truth there is in the saying that war brings out the best and the worst in human nature. But in today's world our sophisticated means of communication causes exactly the same effect. And more often than not, the balance appears to weigh too heavily on the worst side. So again we reach the sad conclusion that too frequently human nature is unworthy of its own achievements.

We are capable of reaching the stars, but we shall still stake our claim by planting our flag there.

(...) 
Like eager, blind children
We race for the stars
Taking with us our love,
Our hate and our fears.
But the sun will always rise
And dry the dew.
And the wind will sigh
And sigh anew.

1973

Each day is a new gift. There is nothing more rare than a new day. A brand new page on which we can make our mark, create, benefit from all the joys of life, determine an even better tomorrow. Survive, or die.

J'en suis désolé, c'est le temps. Ca va passer. Il y a toujours demain..
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Text, image, parodies (from the English nursery rhyme) and final verse of a poem © Mirino. October, 2013

Dons et divagations



Comme on peut constater, périodiquement, selon l'évolution des choses, Viewfinder pratique ce que les français maintenant appelent 'Hollande bashing'. Le terme anglais à été aussi utilisé pour Sarkozy car bien des gens y compris certains média ne se sont jamais privés de 'basher' N. Sarkozy sans relâche tout au long de son quinquennat. Ils continuent même aujourd'hui, car les membres du gouvernement sont toujours appréhensifs à l'idée que l'ancien Président ne projette de revenir. Non seulement ils l'accusent d'avoir 'massacré la France', pour citer Michel Sapin, ils essaient par tous les moyens 'légaux' de faire couler Sarkozy et donc la menace qu'il représente à leurs yeux si jamais il compte revenir sur la scène politique.
L'ancien Président est assez intelligent pour interpréter ces préoccupations constantes de la part des socialistes à son égard comme élogieuses, une claire reconnaissance de son importance en tant qu'opposant.

Pendant son quinquennat, ces critiques, ne pouvant pas trouver grand'chose à médire à l'égard de sa politique, ont démontré leur vide intellectuel et leur mesquinerie en se contentant de ne critiquer l'ancien Président que personnellement, y compris sa manière de s'exprimer. Il était même critiqué à cause d'un choix 'malheureux' de restaurant, et le fait qu'il ait accepté une invitation d'un de ses amis, Vincent Bolloré. Que ce dernier soit plutôt de gauche n'a rien changé pour ses critiques inquisitrices. On a tellement médiatisé ce genre de 'péché impardonnable' de N. Sarkozy, que la majorité des français semble avoir été finalement convaincue par le conditionnement médiatique qu'il avait en effet eu tort. On dirait que Sarkozy lui-même en ait été convaincu par ce matraquage inlassable des média concernés.

Naturellement on peut aussi critiquer F. Hollande en tant que personnage. C'est assez facile et on n'aurait pas tort de le traiter de tartuffe sans stature totalement imbu de lui-même malgré le manque de mérite pour justifier tant de vanité. Mais c'est meilleur et autant facile de critiquer sa politique.
A vrai dire F. Hollande n'a aucune politique. Il improvise selon les données, les circonstances et les contraintes autour de ses engagements, c'est à dire ses obligations partisanes et l'idéologie socialiste. Le résultat est un mélange curieux de paradoxes, contradictions et d'incohérences. Ainsi il tourne en rond.

Par exemple son ministre de l'Intérieur, Valls essaie de projeter l'image d'un homme justicier droit et inflexible, tandis que sa ministre de la Justice, Taubira projète l'image contraire, d'une tolérance excessive parfois absurde. S'ils appliquaient leurs tâches respectives selon leurs convictions personnelles, ils s'annuleraient mutuellement, et d'ailleurs c'est quasi ce qui se passe actuellement.
Ce phénomène pourrait être considéré amusant si la situation de la sécurité française n'était pas devenue autant préoccupante par conséquence directe du 'changement'.

Prenons un autre exemple, celui de 'la réforme' de l'éducation nationale. Que l'on prétende pouvoir réformer une telle institution bien ancrée culturellement révèle déjà assez de pompe et de vanité. L'éducation nationale est une énorme responsabilité car bien évidemment elle contribue largement à déterminer l'avenir d'une nation. Les français attendent donc des résultats rapides et positifs d'une prétendue réforme. Mais regardons la manière dont on l'improvise. D'abord on augmente inutilement la quantité d'enseignants. La quantité a même été chiffré lors de la campagne présidentielle par Hollande lui-même.

Cette quantité donc, le produit de 66 000 enseignants avait manifestement bien plus d'importance et de valeur pour le candidat Hollande que son effet, la qualité de l'enseignement. Au lieu de prendre le temps d'étudier soigneusement la question qui mérite quand même davantage de réflexion, on joue déjà avec les chiffres. Les socialistes raisonnent toujours en chiffres. Ils imaginent que l'on est impressionné par les chiffres. Les promesses chiffrées regardant les fonctions publiques sont toujours faciles à faire pour les socialistes. Mais F. Hollande se garde bien de faire des promesses concernant les résultats. On n'a pas besoin de briller pour conclure que le résultat d'une telle extravagance sera davantage de pagaille, davantage de médiocrité et davantage de dépenses publiques gaspillées inutilement.

Mais cette pagaille risque d'être empirée encore plus par des changements d'horaires scolaires imposés aussi sans trop de discussions préalables sur le sujet. En outre elle sera empirée par l'imposition d'une manière politiquement correcte d'enseigner l'histoire. C'est à dire que si certains 'Grands' qui ont aidé largement à forger l'histoire de la France voire le monde ne sont pas totalement admis par l'établissement socialiste, ils n'appartiennent presque plus à l'histoire selon cet établissement. Les révolutionnaires du 18° voulurent faire la même chose de façon encore plus vaniteuse et absurde. Selon eux l'histoire commença bel et bien à partir de leur révolution, mais finalement ce fut une histoire de très courte durée. Néanmoins selon le ministre de l'Education nationale, Vincent Peillon, 'la Révolution n'est pas terminée'... Comme si déjà elle n'avait pas assez durée ainsi.

On retrouve donc relativement la même mentalité chez les socialistes d'aujourd'hui, et ironiquement ils se considèrent toujours 'progressifs'. Depuis la fin du 18° ils n'ont pas cessé de vanter leur progressivité, et ce n'est même pas encore terminée!

De même que le fameux 'changement', leitmotiv de la campagne de Hollande, n'a jamais été qualifié. Evidemment il y aurait un changement, mais non nécessairement pour le mieux, ce qui a toujours été bien prévisible pour les mieux avisés.

C'est fort possible que dans l'intérêt de la République, la Révolution Française à été toujours beaucoup trop amplifiée en valeur positive malgré les faits historiques bien moins louables. A cause de ceci elle persiste à influencer la mentalité des français et à faire perpétuer l'increvable 'exception française'. Ainsi on accepte toujours sans trop de complexe le communisme français. Au fond on sent une vague obligation d'accepter la naissance 'glorieuse' de la liberté, la fraternité et l'égalité, quand finalement il aurait été bien plus méritoire de ré-analyser de façon plus objective et honnête les faits historiques de cette période fatidique.
Pour cette raison sans doute, Monsieur Peillon peut écrire sans aucune réserve, que 'La Révolution Française n'est pas encore terminée'..

Mais retournons à F. Hollande. Le Président est un socialiste convaincu. Par extension il ne représente que les socialistes convaincus et le parti socialiste. D'ailleurs il l'affirme lui-même. Aujourd'hui donc c'est probable que seulement un cinquième de la population française avouerait sans trop d'enthousiasme être plus au moins représenté par lui.

Le changement que F. Hollande a réussi à vendre consiste en rien de plus imaginatif que la taxation. Il taxe la réussite pour récompenser l'échec, la défaillance. Ainsi la concurrence est incompatible avec le socialisme. Les socialistes ne comprennent pas la compétitivité car l'idée de réussite individuelle est hors de leur portée idéologique. C'est pour ceci qu'ils ne supportent pas ceux qui en tant qu'individus ont la capacité et le talent de réussir et d'établir une fortune, surtout si ces dernières ne sont pas partisans de socialisme. Ou les socialistes veulent qu'ils paient très cher le privilège de jouir de leur propre réussite, ou ils les obligent à devenir des exilés, un peu comme les derniers aristocrats du 18°.

F. Hollande ne fait plus de promesses. C'est trop risqué. Mais il continue magistralement à vouloir rectifier ce qu'il estime être les torts financiers desquels les uns et les autres pourraient en souffrir. En somme Il tente d'achèter leur faveur généreusement avec l'argent raclé de la classe moyenne. Malgré les sifflets qui l'ont accueilli dernièrement chez les éleveurs, par exemple, il a décidé ainsi de les aider. 'On doit encourager l'élevage', comme si les veaux représentaient les futurs socialistes.

Principalement F. Hollande joue constamment pour gagner du temps. Tout ce qu'il fait est ainsi calculé. C'est calculé pour perpétuer le socialisme, ce qui veut dire son règne. Tout en évitant donc de faire des promesses, il trouve les phrases formules telles que- 'mon intention est de...'. Et ces intentions sont projetées loin dans l'avenir, bien au delà des prochaines élections de 2017. Récemment il a même mentionné la date 2050 comme s'il était une divinité immortelle. Prudemment donc il dit qu'il a l'intention de renverser la courbe du chômage dans un certain délai. C'est raisonnable. Mais il est également assez gonflé de déclarer qu'il a l'intention de renverser le réchauffement planétaire pour sauver le monde. Pour qu'il puisse réaliser toutes ses bonnes intentions voire miracles donc, naturellement il faut continuer à voter pour lui.

Pendant sa campagne présidentielle F. Hollande avait le soutien incontestable d'une très grande partie des média, surtout les média télévisés. Non seulement il a été lancé par ces média, on a constaté qu'il a été même fabriqué par eux comme un flambant produit socialiste rénové. Cette fabrication continue, car on refuse catégoriquement d'admettre que F. Hollande a le moindre défaut, que l'autorité lui manque, etc. Loin d'eux d'oser même imaginer qu'il pourrait en somme être un imposteur.

Mais lorsque un chef d'Etat déclare haut et fort qu'il va 'punir' un autre chef d'Etat, même si- ou surtout si ce dernier est un criminel, on parle quand même au nom d'une nation. Si en réalité la menace de punition vaillamment brandie publiquement pour un crime contre humanité dépendait uniquement sur la décision et l'engagement d'une autre nation, dans ce cas les États Unis, alors on est coupable d'une faute grave, car on a miné carrément la crédibilité de la nation que l'on est censé représenter. La nation entière devient alors l'imposteur.


Comme postscriptum j'ajoute ce que j'ai écrit auparavant à ce sujet. François Hollande a été élu Président de France, et même si sa marge de victoire était très maigre, évidemment beaucoup de français ont sincèrement cru à ce changement promu.
Comme je ne me gène pas pour exprimer mes opinions, estimant aussi que c'est un devoir dans un pays démocratique, j'invite ceux qui ne sont pas d'accord avec moi à s'exprimer aussi librement, dans le but d'équilibrer davantage les points de vus.
Sans de telles réactions sensées, on pourrait toujours conclure que la majorité des lecteurs des opinions comme celle-ci ne trouve rien à opposer aux arguments.

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Opinion and images 'modifiées' © Mirino. October, 2013

Leonardo da Vinci, ingénieur, expert militaire



Depuis son époque Leonardo da Vinci est surtout célèbre en tant qu'artiste peintre. Mais lors de sa vie on lui a plutôt donné des titres tels qu'ingénieur, architecte, expert militaire ou même cartographe selon les besoins de ses patrons.


Quant à la peinture Leonardo n'a fait par lui-même qu'environ douze tableaux, bien qu'il ait participé à peindre dix-huit autres.
En outre, comme il avait tant d'intérêts, de passions hormis ses engagements d'Ingénieur ou d'Expert Militaire, etc., auprès des puissants comme Ludovic Sforza, Cesare Borgia, et même le roi François 1er de France, beaucoup de ses œuvres artistiques ne furent jamais achevées. D'ailleurs son esprit était tellement actif qu'il sautait d'un sujet à un autre pour noter ou appliquer ses idées, projets et théories selon leur évolution ou sa guise. 

Pourtant Leonardo da Vinci, né le 15 avril 1452 dans le hameau d'Anchiano, près de Vinci, commença bien sa vie comme peintre. Il fut reconnu par son père, mais on ne connaît rien de sa mère. On dit qu'elle s'appelait Caterina et qu'elle était une servante d'auberge. Ceci ajoute au voile du mystère qui enveloppe la vie de Leonardo.
Mais son père, Ser Piero, un notaire bien respecté malgré- sinon à cause de- sa vitalité prodigieuse, (ayant quatre épouses légitimes en plus de ses affaires affectives manifestement moins légitimes, et 12 enfants) a bien remarqué le talent artistique de Leonardo.
Comme sa première femme eut la malchance d'être stérile, Ser Piero récupéra son fils bâtard confié initialement à un couple de paysans de Vinci. Grâce à cette récupération paternelle, Leonardo fut envoyé à Florence à l'âge de 15 ans pour faire son apprentissage de peintre dans un atelier renommé.

Andrea del Verrocchio, l'accepta dans son atelier célèbre, où après six années d'études chaque élève avait le droit au titre officiel de Peintre inscrit à la Guilde de St. Luc, la Compagnia dei pittori fiorintini di San Luca.
C'est aussi grâce à cet atelier- où on apprenait aussi bien la sculpture, l'orfèvrerie, le travail de bronze et donc la fonderie, et même la création de costumes- que Leonardo brillait dans tous les domaines.


D'ailleurs on dit que son talent était tel que Andrea del Verrocchio, notant que son jeune élève peignait encore mieux que lui même, abandonna la peinture. Il est fort possible que ce soit vrai, car après avoir terminé les œuvres qu'ils ont fait ensemble, telles que Le Baptême du Christ, et l'Annonciation (1472-75) où justement on peut voir la maîtrise de Leonardo par rapport à celle de Andrea del Verrocchio, les peintures de ce dernier devenaient bien plus rares.
Les études de draperie de Leonardo pour ces tableaux sont exquises, montrant son appréciation totale pour la forme, la qualité du tissu et sa pesanteur.

Sans doute l'aide initiale de son père eut été très précieuse, mais il ne faut pas sous estimer l'expérience que le jeune Leonardo ait pu avoir auparavant, chez les campagnards. Là il aurait eu le temps déjà d'observer, d'accroître sa fascination pour la nature, d'absorber la beauté de cette vérité essentielle. Car c'est grâce à sa faculté d'observer et d'analyser, qu'il a pu aller au-delà dans tout ce qu'il entreprenait, inventait et accomplissait.


Leonardo regretta de n'avoir jamais appris le Latin à l'école, mais plus tard il l'apprit tout seul.
S'il n'avait pas été autodidacte, il est peut-être plausible qu'il ne serait jamais allé aussi loin dans ses propres études et découvertes. Grâce donc à son sens aigu de l'observation, il a pu établir certaines convictions à l'égard de la liaison intrinsèque de la nature avec la géométrie, la logique, voire les mathématiques.
En effet, une toile d'araignée, par exemple, est essentiellement une forme géométrique, ainsi que les minuscules flocons de neige, ou les feuilles, et les pétales de certaines fleurs qui ont des designs comme les zones d'atterrissage pour attirer et guider les insectes volants. La nature comme l'univers entier est une réussite de coordinations mathématiques élaborées.


Ses études de l'anatomie humaine lui ont fait découvrir le mécanisme merveilleux de l'homme, et par extension le mécanisme applicable.
C'est dans le domaine de l'application pratique des lois naturelles que Leonardo démontre son génie et son sens avancé de la logique. Pour citer une de ses phrases- "la mécanique est le paradis des mathématiques".


Tout est quasi expliqué dans ses innombrables croquis. 'Quasi' car non seulement il avait la manie d'écrire en sens inverse, les italiens qui plus tard ont réalisé certains modèles de ses croquis, rapportaient ou qu'il manquait quelque chose, ou qu'il y avait quelque chose de trop. C'était comme si Leonardo ne voulait pas léguer trop facilement ses secrets, sans au moins laissé des pièges énigmatiques.


La plupart de ses inventions militaires était par contre bien réalisables. Certaines, comme l'idée d'un char, ou celle des mitraillettes, étaient manifestement visionnaires. Toutes ses idées comme les grues, les ponts paraboliques ou tournants, les machines pour creuser les canaux, fourrager, pomper, compenser les niveaux des eaux canalisées, ou celles pour défendre un bâtiment des assaillants, étaient sinon appliquées avec succès, ou certainement applicables à son époque.


Evidemment ceux qui avaient besoin du talent de Leonardo comme ingénieur ou expert militaire ne pouvaient pas compter sur le hasard, surtout pendant une période où des conflits locaux en Italie comme ailleurs en Europe n'étaient point rares. C'était impératif que les idées de Leonardo soient applicables et qu'elles fonctionnent alors bien. Il fallait donc qu'elles soient réalisées et fabriquées avec les matériaux alors disponibles.


Il y avait peu de sujets que Leonardo n'eut pas abordé. Il avait même imaginé une tenue sous-marine, une bouée, ainsi qu'un moyen de marcher sur l'eau.


Dans Leonardo, couleur, anatomie, envol, j'ai suggéré que Leonardo da Vinci n'ait pas compris la coordination essentielle entre les ailes, la tête et la queue d'un oiseau qui lui permette de s'envoler, planer, tourner et freiner. Mais récemment j'ai découvert des dessins de lui qui montrent manifestement qu'il l'avait très bien compris, aussi en ce qui concerne la résistance de l'air et le phénomène des aérodynamiques.


Le problème évident pour lequel Leonardo ne pouvait pas réaliser le rêve intemporel de l'homme, celui de voler, était essentiellement dû au manque de moyens propulsifs et de matériaux forts mais légers, comme l'aluminium, pour fabriquer une telle machine à voler.


L'homme tout seul n'a pas les moyens physiques pour le propulser. Même un planeur moderne doit être traîné et donc lancé aussi haut que possible d'abord par un véhicule puissant.
Mais Leonardo a bien compris le phénomène de la pression d'air. Son parachute en toile hermétiquement fermé le démontre, et évidemment cette réalisation n'est pas très loin en théorie du deltaplane moderne.


Il y a des dessins de chaînes articulées du maître qui sont tout à fait comme celles d'une bicyclette, mais on se demande si on avait les moyens materiels et techniques pour pouvoir les fabriquer lors du 15° et 16° siècle. Il y a aussi une esquive rudimentaire d'une bicyclette que l'on attribue à Leonardo, mais je ne suis pas convaincu que ce soit un dessin de lui. S'il avait pensé déjà à une telle possibilité, il aurait fait un dessin généralement beaucoup plus explicatif. Le dessin insolite en question n'explique rien et ne correspond pas trop avec d'autres projets de Leonardo. Il va sans dire que les roues à rayons fins auraient été assez inconcevables à l'époque de Leonardo da Vinci.
Si effectivement c'est vrai qu'il l'avait imaginé, alors il s'agirait d'un rêve prodigieusement prophétique.


Sa connaissance anatomique se spécialisait surtout à celle des muscles et des os, les articulations qui permettent le mouvement, et la fonction des muscles et des tendons. Ses études très poussée en anatomie lui ont sûrement donné des idées techniques de démultiplication ou des effets de levier. Pour les organes (à part le coeur dont il comprenait assez bien le mécanisme) il avait d'autres idées, imaginant par exemple qu'une partie de l'âme d'un individu est transmise du cerveau par voie sexuelle lors de l'accouplement. Peut-être en termes génétiques il n'aurait pas eu tort. 

Si en tant qu'artiste Leonardo avait eu le même succès de Michelangelo, peut-être aurait-il eu moins de temps pour s'absorber dans de telles passions et d'inventions pour enfin épater le monde entier en tant que visionnaire génial dans tellement de domaines.


Ce qui émane de la Gioconda, le si célèbre portrait de Lisa Gioconda, (œuvre commandée vers 1503 après la naissance de son fils par Francesco del Gioconda, négociant en soie) est sa sereine confiance par rapport à la nature, ce paysage rugueux, changeant voire tourmenté et imprévisible derrière elle, comme si elle ne pourrait jamais en être intimidée, sachant instinctivement qu'elle en fait partie. 

Mais la nature pour laquelle Leonardo da Vinci avait un profond respect, a toujours été son guide et son maître. Il aimait faire un parallèle entre les quatre éléments, le macrocosme de l'univers et le microcosme de l'homme. Ce dernier est un reflet de la nature mère. Elle est une géante qui respire et exhale ses vents, son sang est la lave brûlante qui échappe lorsqu'elle est blessée ou outragée. La mer et les rivières- les bras et les mains- font partie intégrante d'elle tout comme la terre irriguée par ses larmes célestes. Et son mouvement est constant.

Peut-on trouver un meilleur enseignant que la Nature? Si on considère les réussites de l'homme à travers toute l'histoire de la civilisation, il y a bien évidement toujours une belle affinité entre elles et la nature, elle qui doit toujours accorder son approbation. Peut-être Leonardo aurait dit qu'il ne pouvait pas en être autrement.


Vers la fin de sa vie Leonard fut engagé par François 1er de France comme peintre à la cour de Cloux où il continuait ses expériences scientifiques, ses conceptions d'architecture et des projets d'irrigation et de systèmes hydrauliques.


Leonardo da Vinci mourut le 2 mai à Cloux. On dit qu'il décéda en présence du Roi français.
Selon sa volonté il est inhumé à l'église Saint-Florentin d'Amboise. Pendant les guerres de religion sa sépulture sera endommagée, mais l'inscription est registrée dans l'église : 'Messire Léonard de Vinci a été enterré dans le couvent de cette église, un gentilhomme milanais, premier peintre, ingénieur et architecte du Roi, maître mécanicien d'Etat et autrefois directeur des peintures du duc de Milan.'


  
L'ami et élève de Leonardo, Francesco Melzi, réunit les manuscrits hérités du maître parmi lesquels ceux qui constituent le 'Traité de Peinture'.
Giacomo Salai, l'acolyte et petit ami de long date de Leonardo, hérite la plus grande partie des tableaux de Leonardo. Après la mort violente de Salai (Milan, 1515) on découvrit qu'il possédait des tableaux très importants tels 'Léda et le Cygne' et même 'La Gioconda'.
Le Roi de France acquerra certains de ces tableaux à partir du 1630. Aujourd'hui ils se trouvent au Musée du Louvre à Paris.



Descriptions des dessins en ordre de présentation:

Carte d'Imola réalisée pour Cesare Borgia (1502)
Etude de draperie
Etudes d'écoulement de l'eau
Rhombicuboctahedron (De Devina Proporzione, Luca Pacioli, 1509)
Automobile
Véhicule blindé (char)
Projets de défense contre assaillants 
Devises hydrauliques et projet pour respirer sous l'eau
Etudes du vol d'un oiseau
Machine à voler en spirale et modèle
Parachute
Chaînes articulées, et prétendu projet de bicyclette
Etude de l'accouplement
Détail de la Gioconda
Projets des ponts tournants et paraboliques 
Grues et engins de chantier 
Etudes de transmission d'enroulement
Machine à fronde
Canons montés sur un bateau
Projet de canon à vapeur
Bombes à ogives
Mitrailleuses
Machine pour meuler des objectifs convexes
Dispositif d'enroulement de traitement différé
Etudes pour une église centrale
Etudes de réflexions de la lumière:
(à gauche- d'un miroir concave sphérique,
à droite- d'un miroir parabolique)
Pompes et machines hydrauliques
Projet pour un machine à voler
Lion
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Text © Mirino (PW). The projects referred to here represent only a fraction of the total of Leonardo's innumerable studies and ideas in various domains. Many of his notes have been lost or irreparably damaged. 
Sources include Les inventions de Léonard de Vinci (Minerva), Leonardo Anatomia (Giunti), Léonard (Frank Zöllner, Taschen) and Wikimedia Commons, with grateful thanks. Drawings of various studies and projects including those from the note-books of Leonardo. Detail of Leonardo's portrait of Lisa Gioconda.     October, 2013