Passage de temps


Dernier jour de 2014, une année bien négative encore en France, et vue de plus loin, on est forcément plus objectif. L'incapacité du gouvernement à résoudre les problèmes essentiels qui par extension résoudront tous les problèmes, a été dissimulée par les intérêts idéologiques, qui de toute façon ne peuvent que faire plus de mal que de bien. On le voit dans les efforts absurds d'appliquer l'égalitarisme aux système de l'éducation nationale, et lorsqu'on se borne à prétendre qu'un garçon et une fille sont 'égaux sinon égales' donc pareils sinon pareilles, on étale sa folie et son mépris pour les lois naturelles. Mais on n'en entend rien de la part des prétendus 'écologistes'.
Au lieu d'éveiller les esprits au miracle de la vie que depuis la nuit des temps on perpétue grâce à la différence du genre bien définie, les dirigeants français préfèrent tout banaliser. La seule réussite, si on pouvait la qualifier comme telle, de ce gouvernement (changé deux fois en deux ans) a été la légalisation du mariage homosexuel. En soi cet 'accomplissement' ne fait pas de vagues, mais il s'agit aucunement de faire plaisir à une minorité. C'est plutôt l'exploitation de cette minorité, aussi pour des fins idéologiques. Dans ce cas on réduit l'importance de la famille naturelle, pour accroître celle de l'Etat 'paternel', sinon 'maternel'. Voilà l'objectif. En encourageant les adoptions sinon la fabrication éventuelle des enfants grâce à la GPA, PMA, ou AMP (et la banalisation est autant évidente par l'emploi de telles abréviations tant aimées en France).

Comme les socialistes semblent croire que grâce à leur idéologie quasi divine ils peuvent contrôler et modifier les lois de la nature même, la gestion pour autrui pourrait éventuellement représenter un don sacré, non pas grâce à Dieu, mais grâce au socialisme laïc. Mais il est peu probable que les français permettent que les socialistes continuent à faire semblant d'établir leur Utopie ou plutôt Dystopie au delà de mai 2017, bien que tout soit possible comme on a déjà eu le malheur de constater en mai 2012.

L'incapacité du socialisme hollandesque d'assumer la responsabilité en quoi que ce soit, a fait naître la délégation de la responsabilité aux autres. Le chômage donc est devenu la responsabilité des entreprises, au moins les entreprises qui par miracle arrivent toujours à survivre. Le Pacte de Responsabilité, formule typique hollandesque, est en fait un prétexte pour faire passer la responsabilité du chômage. Mais il n'y a aucun pacte, car aucun accord. Une entreprise sensée préfère payé les charges et les taxes même trop lourdes plutôt qu'être obligée d'embaucher des salariées qu'elle n'a pas besoin et qu'elle aura bien trop de mal à congédier par la suite.

Les socialistes français s'identifient avec les Révolutionnaires Français. C'est vrai que les principes de la liberté, de l'égalité et de la fraternité étaient réservés uniquement pour les révolutionnaires. Les non membres du Club eurent été sciemment, cruellement privés de ces mythiques avantages de manière tranchante. En effet aujourd'hui, sous le socialisme sectaire hollandesque, on retrouve le même phénomène. Les entreprises sont surtout privées de la liberté qu'elles ont bien besoin pour réussir et pour se développer davantage. Ironiquement mais naturellement c'est cette privation de liberté qui détermine l'augmentation constante du chômage. Mais, idéologie oblige, on ne libère pas les entreprises. Quant à la fraternité, la division sociale semble être aussi importante aujourd'hui qu'elle eut été pendant la fin du dix-huitième.

Très récemment on se borne à entamer la liberté de la vocation des médecins. Malgré le serment d'Hippocrate, le ministre de la Santé a eu l'idée malsaine d'ajouter aux contraintes sociales des généralistes, qui selon l'idéologie de ce ministre, devraient servir davantage les 'intérêts' de l'Etat.
Cette ministre est un bel exemple de l'incompétence de ce gouvernement. Elle ne connaît rien à l'égard de la vocation médicale, mais n'empêche qu'elle est choisie comme ministre de la Santé. Elle fouine en voulant changer le statu quo des généralistes uniquement par considération idéologique.
Selon cette idéologie tout le monde devrait pouvoir bénéficier du traitement médical, y compris les "sans dents". On n'a plus besoin d'argent, plus besoin de travailler, tout est gratuit dans ce pays utopique et démagogique de Hollande. Donc les médecins, serviteurs fidèles obligatoirement de l'Etat, doivent renoncer eux aussi à leur liberté de vocation.

Pendant une période de ma jeunesse j'ai travaillé en free-lance à Paris, sans alors trop de succès, à part d'obtenir une riche expérience. Lors de cette période j'ai contracté une infection de gorge assez grave. (Manger des tomates ou des oranges, par exemple, était impossible car trop douloureux). Au pire moment de cette crise, très fiévreux, j'ai cherché à tâtons un médecin car manifestement j'en avais bien besoin. Aujourd'hui je ne sais toujours pas qui était le médecin que miraculeusement j'ai réussi à trouver par hasard, et qui a eu la gentillesse de m'accueillir chez lui et de me soigner gratuitement. Mais je pense souvent à cet ange gardien.
Cette anecdote me vient à l'esprit car voilà un exemple de l'exercice de la liberté d'un médecin aussi suivant le serment d'Hippocrate. Les médecins n'ont aucun besoin des faux moraux des illuminés, fouineurs, hypocrites. La pratique médicale dépend sur la liberté de prendre de telles initiatives, de suivre un code de conduit selon ses propres principes, critères, convictions et intégrité. Bien entendu l'Etat n'y entre nullement.

Faisons une autre illustration. Si l'Etat, soucieux de faire appliquer son idéologie absurde, décrétait que tout le monde avait droit à l'art. Que l'art ne dépendait sur aucun critère financier. Si donc on n'avait pas d'argent on pourrait toujours obtenir une belle œuvre d'art, idéologie obligé.
Que seront les conséquences de cette folie ? Et bien il n'y aura plus d'art. Il n'y aura seulement la médiocrité qui ne peut jamais être qualifié comme de l'art.

En somme le produit du genre de socialisme sectaire hollandesque, n'atteint même pas le niveau de la médiocrité, il est même lamentablement inférieur.

Mais soyons optimistes. En France Il y a toujours de la lumière au bout du tunnel. On la voit clairement comme un rayon d'espoir que l'on approche graduellement et inéluctablement. Une nouvelle année commence demain, ce qui veut dire que F. Hollande a moins de 29 mois pour continuer son règne. Certes il n'y aura point de miracles produits par lui pendant cette période, mais le temps fuit à lui ainsi qu'à son socialisme irrévocablement, tout comme du sable fin qui passe entre les doigts.
Un homme normal qui sait que son niveau de popularité n'atteint même pas les 10% aurait la grâce de démissionner. Sinon il n'est pas normal, il n'est qu'un indigne et cynique opportuniste.

Buvons du Champagne cette nuit et trinquons à ce rayon d'espoir. Buvons à la liberté, car en fin de compte elle est indomptable. Demain c'est un autre jour, et la vie est toujours belle. Bonne année à tous!

*

Text and image © Mirino. December, 2014

Regeneration



A starlit night in Liguria, Italy. The night is so clear that the whole panoply of the universe seems sharply in focus. Suddenly a shooting star streaks across the sky. I have never seen one so big. What a privilege at this particular moment! An Italian meteoroid..
Then we tend to read mystical significances in such special sights. And we think again of time.


A time of change after accomplishing a project. A change that seems to have a wonderful rejuvenating effect! We are feverishly up in the early hours making improvements here and reparations there, giving the newly acquired house all our devoted attention, and already feeling quite at home in this picturesque little village. The generative energy of enthusiasm and inspiration, with warm feelings of new found freedom.


Christmas will be quite different this year, but then they are always different, especially when the children are growing up, and the families evolve. A brief return to France for Christmas before we speed back to continue to do what needs to be done here, with this incredible, new found energy.
We are happy to have been able to achieve this. A rare opportunity, and a new chapter in life's beautifully bound, limited edition.


A Merry Christmas to everyone. Special thanks to regular readers of Viewfinder for their patience!
The New Year promises to be 'newer', more challenging and exciting than ever, and may this be so for everyone.


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Text and images © Mirino. December, 2014

Dog tale



On ne devrait jamais sous-estimer les sentiments des animaux, parfois plus forts semble-t-il que ceux des êtres humains. Voici un petit exemple assez récent.

On a un Bichon Maltais. Il entre dans sa quatorzième année. Il avait une copine Cotton encore plus âgée (16 ans). Lors de notre dernière absence on a été obligé de la confier à son ancien maitre, mais elle souffrait de cette séparation précipitée, et était tellement malade qu'il fallait abréger ses souffrances. Il n'y avait rien d'autre à faire, mais c'est probable que son séjour chez 'Max', notre Bichon, lui a donné quasi quatre ans de plus de joie de vivre (accentués par la joie de manger).

Mais à son tour Max, privé aussi soudainement de sa copine, a commencé à manifester sa douleur. Il en a été littéralement très malade. Souffrant de maints problèmes physiques, il ne supportait même plus qu'on le porte, mais naturellement il fallait qu'il sorte pour faire ses besoins, d'où le problème, car ici on est haut dans le village et les marches sont raides. Max n'arrivait que très péniblement à lever ses pattes pour grimper, mais il remuait sa queue comme pour nous rassurer que tout va bien. C'était ça le plus émouvant, son courage et ce qui semblait être une incroyable considération envers nous. Il avait tellement mal qu'on pensait qu'il était perdu.

Le vétérinaire nous a conseillé de le faire scanner. En effet il avait quatre hernies discales. Mais avec des antibiotiques, cortisone et calmants, il a réagi positivement.
C'est alors qu'on a décidé de lui chercher une autre petite copine.
Grâce à la découverte par un petit fils, on a choisi un chiot Border Collie. Il semble qu'on a choisi le meilleur de la petite famille, mais point une femelle finalement.

D'abord chez nous il y a eu un peu d'incertitude et de jalousie, puis Max a commencé à assumer la défense de 'Cayden' contre Gatsby le chat, parfois de manière exagérée car il était évident que Gatsby avait déjà accepté Cayden. Ce scénario durait depuis quelques jours, pendant lesquels visiblement Max rajeunissait de plus en plus, croyant même pouvoir faire les choses qu'il n'aurait pas du, comme sauter encore sur le lit et descendre les marches de la terrasse à toute vitesse, etc. Car pour grimper et descendre, pour lui en principe c'est totalement interdit. Il faut le porter jusqu'où le terrain est assez plat.


Petit à petit donc Max acceptait que Cayden lui tire ses oreilles, saute sur lui et le prive de sommeil. Lorsque Cayden se mettait à côté de lui dans son lit, Max le lui cédait entièrement, préférant trouver son propre coin tranquille sans être constamment dérangé. Aujourd'hui il semble être flatté en prenant un air paternel et protecteur lorsque Cayden vient dormir à côté de lui. Et les voilà ensemble.


Mais ce ne sera pas pour trop longtemps, car Cayden va devenir deux fois plus grand que le vieux Max. Mais de toute façon dans la guerre et l'amour les chiens n'ont pas trop de conception de taille.
Chez de tels animaux c'est manifeste que l'amour est bien plus fort que les sentiments négatifs tels que la jalousie et la méfiance. Et pour qu'un animal exprime la haine, il faut qu'il soit vraiment malade. Malheureusement on ne peut pas affirmer la même chose pour les êtres humains, mais voilà la nature des choses.
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Text and images © Mirino. November, 2014

Egalitarianism
















If everyone were equally poor, living in poverty would be the normal state of existence. If everyone were equally prosperous, living in prosperity would be the normal state of existence. Poverty therefore becomes an unacceptable state of existence in relation to a prosperous state of existence.  
(I wrote more or less the same thing as a commentary under the same title here).

The doctrine of egalitarianism is false because it's impossible to realise. All ideologies that essentially go against nature are impossible to realise. French socialists seem to believe that their ideology can even change the laws of nature. The only requirement is fanatical conviction. They believe that they can change or even eliminate history, much the same way as the 'enlightened' (illuminés) of the French Revolution thought. The latter even went as far as to try to erase all pre-revolutionary history. This is characteristic of totalitarianism when historic facts are thought to go against the grain of the established and imposed ideology or religion.

What French socialists are apparently incapable of creating is prosperity. This is so painfully evident that despite their inane efforts, one ends up believing that not succeeding in creating prosperity is an essential part of their program.
In this case socialism becomes parasitical. As it cannot create wealth it can only create poverty, and by extension the poor rely on socialism in order to get by, thanks to socialist altruism.

Instead of trying to create a society in which poverty cannot possibly exist, socialism seems to perpetuate poverty in order to perpetuate itself. As Oscar Wilde shrewdly pointed out, socialist altruism becomes part of the malady of poverty. The poor- influenced, if not conditioned to distrust those capable of freeing society in order to establish a more natural, economically positive climate that encourages individual entreprise that leads to prosperity- will continue to vote for those who foster them, pretending to represent them and care for them the most.

For the same reason of false equality, French socialism seems inclined to limit the level of national education to a strict acceptable minimum. As the natural spirit of competitively is not considered politically correct, compensation for individual efforts and good results, and even grants for further education awarded to those who merit such help and encouragement, are suppressed. Naturally the standard of national education under such circumstances becomes worse than mediocre.
According to French socialist ministers, this would seem to be perfectly acceptable for the people. The future elite, the sons and daughters of French socialist ministers however, would benefit from much better, private school education.

French socialism naturally extols the French Revolution and the birth of the Republic. In their view when the end justifies the means, one has no need to dwell on the means. But one conveniently forgets, or glosses over, where, in historic fact, the 'end' is established.
The French Revolution became a heinous monster that finally, fortunately, destroyed itself. But that was not the 'end', unless one accepts that even worse poverty, rife criminality, extreme social division, general disorder, distrust, disillusionment, and the catastrophic state of the French economy was then the justified end.

In historic fact the end was 'justified' by Napoléon Bonaparte. In his time he was considered to be born of the Revolution. Without him France would have remained in the most miserable divided, hopeless and pitiful mess. It was thanks to Napoléon that prosperity and national unity was regained and re-established. But that was by no means all that he accomplished, not only for national posterity, but for European and global posterity.
Yet today French socialism accords little importance to Napoléon. For them he hardly even deserves a page in history. As he represents a model, an example, he is thus considered by socialist standards to be a menace. For ideological reasons he is dismissed as being politically incorrect. But then he was an individual. French socialists fear such individuals because they actively disprove socialist doctrine. Isn't this one good reason why history will eventually and finally reject socialism as null and void?
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      Text © Mirino. Painting- Prise du Palais des Tuileries (1792) Jean Duplessis-Bertaux.                                                                                        November, 2014

Riflessi

 


Nell'istante in cui succede qualcosa
Diventa una verità stabilita,
Nessuno può negare allora
Che così il per caso non esista

Nella storia la si vede chiaramente
Questa rete di circostanze
Ben legato è ogni filamento,
Ciascuno porta al successivo

Non è questo il riflesso del cosmo,
La nascita e la morte di ogni stella,
Il nostro microcosmo in piccolo,

E la ragione per cui la vita è bella?


*
 
Image and poem © Mirino (with many thanks to a fellow contrarian). 
October, 2014

Digital digressions



Today's digital world seems to have gradually conditioned us to exist in function with numbers. Almost everything is rated and registered numerically. We have identification numbers, account numbers, credit card numbers, code numbers, road numbers, social security numbers, contract numbers, billing numbers, phone and cellular numbers. We are inundated with numbers. The media try to influence us with unconvincing opinion poll percentages regarding our ministers and heads of State who defy the odds in trying to govern us. A numerical order of preference is established of those the Press think should govern us in the future, apparently without ever having learnt anything from their previous disastrous errors of judgement.

When it was once thought that by the nineties everyone would be benefitting from the freedom and technology of having their own private means to fly, we are restricted to our regulated, look-alike, numbered, ground vehicles now full of digital electronic equipment and we must comply to the laws of either crawling along at whatever maximum speed number is permitted, unless we pay the digital toll fee to drive at a faster speed number authorised on the motor ways. There we are digitally warned in advance of traffic jams, road works or digitally measured pollution levels that advise us that we have to reduce speed using a lower gear that will logically (digitally) increase the pollution.

No one bothers to open their car bonnets anymore, because of the unfathomable mystery of digital electronics. When I was young, one could service one's own car quite easily. You only needed a grease gun, a can of oil and a basin to catch the used engine oil. In those days a car had what they quaintly called 'nipples' onto which you would plug your grease gun in order to pump the grease into the working parts and bearings, etc. In certain vintage cars the brakes housed in brake drums were activated by a cable tightened by virtually standing diagonally on the brake pedal with as much weight as possible. When something was 'US', it meant that it was unserviceable. Incredibly it had already reached the end of its lifetime.
There was no upgrading in those days, because most things were built 'to last a life time'. This phrase was often used to promote whatever was built to last, because at that time, the world we now live in, when things are considered old, or out of date, after only two to four years of use, would obviously have been totally inconceivable and considered nightmarishly mad, which perhaps it is.

Thankfully today, in our digital world, there are ironic exceptions to the rule of datedness and upgrading. For example, I have always used Apple computers. One of my Macs is very old by modern standards. It seems immortal.
It has a drive for what were called "floppy disks" now completely obsolete due to their absurdly limited digital content space. It also has a Zip drive, and although still practical, in comparison with USB keys, their content space is also very limited. And this old Mac has a CD drive but it cannot write ('burn') content to CDs. I added a USB card to the Mac to connect a now "old" seven colour printer as well as USB keys, etc. But one has to be careful with the keys. If their capacity is too large for the old Mac, it crashes. It can accommodate modest content size keys, however.
Anyway I keep this old, very slow but ever faithful computer and its heavy monitor, simply because the driver for the printer no longer exists for modern iMacs. And as the results obtained from this printer are very good, there is no reason why I should 'upgrade' it. But this, of course, is also a sign of the times. The constant need or quasi social and professional obligation, if not obsession, to 'upgrade'.  The technical (digital) improvements are realised so rapidly, and often too rapidly (because not enough time can be spent on making sure there are no consequential problems) that one seems to be conditioned into having either a guilt complex or regrets if one fails for whatever reason to purchase the new upgraded digitally improved model after two or three years or so. Then with the new computer one has the duty of upgrading the system for as long as that particular model is regarded as 'valid,' and this also in what seems to be constantly shortened periods of time.

The same applies to automobiles, although more on a four to five year basis, but logically their life span will also be gradually reduced according to digital and environmental developments. The improvements are remarkable, but sometimes one might be tempted to go too far. The new radar devices for example, would drive me balmy, including what could be likened to mini firework displays which are additional, futile digital distractions from actually driving.

To return to the computer. Those who write web-logs (to avoid use of the hateful word) might be interested to know how popular their site is. The page-view counts are thus digitally measured and it's fascinating to note the rising number of viewers in different countries all over the world. There are also sites claiming to be able to digitally grant an order of merit to such sites. I referred to this once before, because most results are absurdly incoherent, and more so as this link no longer leeds anywhere.
Nevertheless many writers of web-logs aspire to reach the top number one. Naturally it would be an illusion, even if one believed that these assessments make sense. For today how long will one remain number one before sadly sinking into the abyss of multiple figures once again? A few hours? Can one seriously regard such assessments (which never correspond with each other) as valid and reliable measures of any originality, talent or art? The illusion of short term fame determined by morons.
Through the history of civilisation, rare is it when art has been accurately assessed for its real aesthetic value during the period when it was actually created. For despite technology we still have to contend with the imperfections of immutable human nature.

Meanwhile the digital seconds of our lives tick by inexorably. It's probable that digital technology could perfect a means whereby our physical condition and subsequent life-span could be approximately determined. For those digitally conditioned or perverse enough to be so curious, individual life duration watches could be made available to be worn so that one could actually vision their life time digitally dwindling away. However, nature always has the last word, which has to include human nature, and like nature herself, the mechanism of the universe is subject to its nucleus of incredibly advanced, ever evolving, subtle mathematics, which would make our fabulous era of digital electronic technology seem too rigid, and relatively insignificant in any case.


Text and images © Mirino. October, 2014

Miracles



Writing naturally becomes more important for people who can't hear very well. This doesn't mean they need to hang small blackboards round their necks and carry sticks of chalk as a means of communication, but it could be a reason why they feel they are being rudely ignored when they don't get a written reply as soon as they would like.
Deafness has its advantages however, providing one can get by reasonably well with a good hearing-aid. It could even be considered a luxury to have the choice between silence and noise at the flick of a switch. And sometimes, miracles can happen.

For if after years of living a sort of enchanted lie without being aware of it, we finally agree to settle for individual freedom, then start to regain confidence in ourselves, we might be lucky enough to discover that we only have to be ourselves to be appreciated and even loved. And this is what actually happened.

To love a person for herself, and to be loved for oneself, might sometimes seem a rare privilege by today's standards, but obviously it's possible. Comparing such a privilege with any other, less positive, affective experience is pointless, because there is no comparison.

The first miracle was that in this blissful, new found freedom so warmly enhanced with new found love, after years of disillusions and deafness; in spite of the fact that I am totally deaf in one ear, I could actually hear in my 'still in 30% function mode side' far better than I could ever remember, and this even without any hearing-aid.

This remarkably improved physical condition brought about thanks to a new life with a wonderful new relationship, lasted for two years. A marvelous gift. And the fact that the miracle was not to last, by no means depreciated its importance.

The second miracle might seem more of a fabulation, but essentially aren't miracles fabulous in any case? It's the miracle last touched upon, effleuré. The impression that with time, instead of getting older, we are getting younger. Is it because life is being appreciated increasingly more?

When a woman is properly loved, comblée et contente, she is ever beautiful. It has nothing to do with age. She blossoms on and on, hors de temps. She goes beyond Shakespeare's famous sonnet. She becomes increasingly desirable and enchanting to the person who loves her. And her beauty, charm and desirability naturally determine and perpetuate her lover's own 'eternal youth'. Thus blissfully they dance on forever in this sublime enchantment.
(In any case this is a far more agreeable interpretation than putting it all down to the ramblings of an incorrigible old romantic, and selenium).
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Text and image © Mirino. September, 2014

Jouvence




Plus jeune
Avec les ans
Devient-elle

Le parfum
D'une rose
Aussi belle

Enlacés
Hors du temps
Enchantés

Aux nues
De jouvence
Emportés

  Pour C. 
 

Poem and images © Mirino. September, 2014

Celestial moments



After a storm when the last embers of the sun win through, they bless the south with a little rainbow smile. That's all, but more than enough.
 

The following evening promises to be even more glorious. Just before the rising moon is veiled by misty cloud, it seems to indicate the enchantment that's about to begin.
 

Such fleeting moments are breathtaking. They make you feel small but privileged, and give you wonderful, warm feelings of hope.
 

When you capture such magic, you feel rich. You know that this is the first and the last time you will ever directly see this. For if you are fascinated by such sights, then you know that they are always totally unique.
 

Each beautiful, ephemeral poem has a beginning and an end. It is complete and moving in every way.
 

To look across and into the depths of such beauty is almost like flying. A dream flight between drifting clouds warmly lit by the sinking sun, and mountains softly blanketed in mist.
 

Slowly, blissfully we glide on in this paradise, above cool, Alpine peaks towards warm heavens of sunlit caverns.
 

To our left the sky is a deeper, cool azure to contrast with the curling cloud lit up like winter fires that one might gaze dreamily into. Polaric blue and orange determined by the truth of the moment.
 

Then the ragged, raging cumulous like a great, doomed dragon destined to die.
 

Or to be metamorphosed into stretched arms of giants, their hands groping to reach each other, arching across the heavens as if to bid a last farewell.
 

The third and final moment shows the uniqueness of each day's end. The low, humid, steel-blue cloud about to shroud the sun denying it the right to paint the sky crimson.


Some distant cumulous briefly spared, reflects a little warmth, whilst to its left two snarling beasts rabidly tear at each other's muzzle.
 

The low cloud has won this third day, yet like windswept trees of African Savanna, others grace the sky.
Three successive evenings in the mountains early in September.
Part of what I love so much here. A tonic that puts all concerns in a truer perspective, from celestial stars to twinkling lights of tiny villages in the valleys below. Riches of the mountains that one finds where rainbows smile.
 

Photos and text © Mirino. September, 2014

De tout malheur



De tout malheur vient quelque chose de bien. One should believe it, because when the "worst" happens: what one has been dreading the most, it would be logical to believe that from then on things can only improve. Or better still, a redeeming miracle might take place so that nothing is lost and that the temporarily blocked project that one aspires to realise is finally, gloriously fulfilled.

For the night after having received catastrophically news, I had a curious dream. A small green shoot grew from my left arm about two inches above my elbow. I plucked it out to discover that it was a lettuce shrub. Another one immediately appeared, and as fast as I could pull them out, others grew. That part of my arm was peppered with little holes, and the little shoots of spreading lettuces were littered all around my feet.

Following this weird episode I squeezed where my arm was peppered with holes and this caused a live finger to come pointing forth for about half its length. It wasn't making a rude sign. It was a finger that would belong to an adolescent. Stupidly I checked my left hand to make sure that it wasn't one of my own fingers.

My mother (who had passed away at the turn of the century) was there in my dream. I asked her advice. As per usual she reassured me. It was nothing to worry about. By this time the finger had gone and the previously peppered zone of my arm had become a squarish hole like a narrow tunnel or gallery that one could peer down into. It was quite long and totally empty. That was when I woke up.

It was a dream and not a nightmare. Was it a mental attempt to come to terms with what in reality could be considered a nightmarish situation? If so how should one analyse such a dream? The shoots of lettuce, if shoots of lettuce exist, were not alien, parasitical or aggressive. Would they represent physically harmless developments previously regarded as being inconceivable, not in the natural order of how things should evolve? Thus the unanticipated shock.

And then the finger. Would it represent the unexpected hand of consequential circumstances? An indication of the helping hand. The hint of a saving personal engagement from an interested party?
And the presence of my mother. The philosophical reassurance that all will be well, come what may.

Finally the squarish tunnel, the long gallery. The unknown destiny. The future devoid of any clue of what it will reveal, apart from its tenebrous vanishing point, which never needs an explanation.
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Text and image by Mirino. (Illustration from Alphonso's Dream. All rights reserved). 
September 2014

The socialist




A staunch socialist once aspired
To improve the world before he retired 

He taxed the rich to aid the poor
Who as a result, increased all the more

To rid the world of tyranny
He reinforced tyranny's enemy

 He would gain fame from his grand idea
Of establishing Utopia
                                    
                             For who needs scant cosmology                             
 When bound to vast ideology? 
                            
 *

 When the taxed had nothing left to give
  He levied the people's right to live

 When tyrants' foes grew more despotic
 His world became cruelly chaotic

Hence deluded with democracy

The socialist imposed autocracy

His Elysian dream of Utopia
 Thus ended as infernal dystopia

     †   
  
Doggerel and image © Mirino. August, 2014

Le cercle vicieux



Ce qui se passe dans le monde actuellement me fait penser encore à Massoud. Comment ne pas être conscient des tragiques conséquences interminables de ce manque fatidique de compréhension, discernement, engagement et ainsi de coopération? Car il représenta la clé et la solution. Il représenta l'union des cultures et des religions. Il représenta un musulman exemplaire adoré par ses moudjahidin qui avaient tant de confiance en lui. Un veritable héros qui défendait les valeurs saines, valeurs qui prônent aussi l'amour et la tolérance, car il savait qu'une religion qui prêche la haine et l'intolérance n'est pas une religion, c'est un abus, une exploitation honteuse du seul et unique Dieu, abus pratiqué avec dédaigne par les séides du mal.

Voici aussi pourquoi il a été assassiné deux jours avant que les tours jumelles, frappées par les avions de ligne, tombaient en poussière le
11 Septembre, 2001 à New York.
Quelques années avant, lui et ses hommes auraient pu vaincre les taliban pour libérer Kabul, mais il savait qu'il lui manquait les moyens de tenir et d'établir un gouvernement temporaire et représentatif de tous les afghans. C'est aussi pour cela qu'il est parti finalement pour l'Europe en avril, 2001, pour demander de l'aide. Il avait tant d'amour et d'espoir pour sa nation.

Massoud ne parlait pas anglais, mais il avait appris un peu le français, peut être aussi grâce à l'Ecole Pompidou à Kabul. Il imaginait que surtout la France, pays qui en principe prône avec un zèle révolutionnaire la défense de la liberté, comprendrait l'enjeu crucial et l'aiderait à libérer tout l'Afghanistan.
A Bruxelles Massoud avait même souligné sa conviction que la guerre contre les taliban n'était point une guerre nationale, mais une guerre internationale. Il avait aussi prédit que si l'Europe et l'Occident ne l'aidaient pas en Afghanistan, eux aussi risqueraient de tomber victimes de ces extrémistes.
Il avait déjà remarqué lors des interrogations des prisonniers taliban à quel point ces derniers de toutes nationalités y compris même des chinois, étaient tous conditionnés. Impossible de raisonner avec eux. C'était comme essayer de communiquer avec des zombies.

La France a du savoir la situation. Il y avait les journalistes comme Ponfilly qui n'avaient jamais cessé d'informer leur pays natal de cette situation afghane si critique. Mais Jacques Chirac n'a jamais été un homme prêt à s'engager. Il a du savoir que les américains, dupés par le Pakistan, étaient menés à ne pas avoir confiance en Massoud. Chirac est de ces français parisiens qui n'aiment pas trop les anglo-saxons, et encore moins les américains. On dirait donc qu'il n'ait rien fait pour encourager ces derniers à faire confiance à Massoud. Peut-être pensait-il qu'ainsi pour lui, c'était plus commode. Si les américains avec leur puissante CIA avaient de tels doutes, pourquoi s'engager? Dans le doute mieux ne rien faire, y compris s'informer davantage. Puis en tous cas il avait alors d'autres chats à fouetter.

On voit par la suite comment ce manque d'engagement européen a été tellement fatal et tragique. On voit ce qu'il a contribué à engendrer et répandre, ce fléau fou, deraciné, terrible et sans fin.
De n'avoir rien fait à ce moment précis dans l'histoire peut être comparé au refus catégorique de la Ligue Arabe d'accepter les accords de partage entre les palestiniens et les israéliens en 1947. Ce refus lui aussi a ouvert une boîte de Pandore impossible de refermer. Ce sont de très lourdes conséquences et responsabilités à assumer. La pesanteur est celle déterminée par tant de haine et d'intolérance, tant de destruction, tant de morts, tant d'atrocités, tant de misère, tant de crimes contre l'humanité, interminables, et tous faussement perpétrés au nom de Dieu, ce qui rend encore plus diabolique cette abomination continuelle.

Aujourd'hui donc, pendant que les extrémistes en Iraq commettent des atrocités, massacrent et expulsent les Chrétiens et les Yazidi, certains en France n'ont rien de mieux à faire que de manifester leur soutien pour les Gazaouis, qui eux aussi ont choisi les extrémistes, Hamas, une organisation listée comme terroriste, pour les représenter. Le monde, et surtout bien évidemment l'ONU, savent fort bien l'objectif de cette organisation, mais on continue à pratiquer les trois singes, le laisser-faire, sans vouloir s'engager non plus, tout en regardant avec une désapprobation politiquement correct les conséquences de sa propre complicité constante. N'est-ce pas encore une évidence terrible de la maladie actuelle du monde?


Si la nature humaine ne change pas et ne pourra jamais changer, une partie de cette nature est l'incapacité ou le manque de volonté d'apprendre véritablement les leçons de sa propre histoire. Sommes nous donc censés croire que la raison pour tout est aussi déterminée par un cercle vicieux qui bascule entre le bien et le mal, un cercle évolutif comparable à ceux de l'univers, ce cercle infini, perpetuel, magnifique, entre la création et la destruction auquel forcément nous faisons une toute petite partie, minuscule, insignifiante mais quand même essentielle?
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Text © Mirino. With thanks for the use of the photos (modified). August, 2014

Clin d'œil

 

Une pause, car la tête bourdonne d'histoires de guerre, et d'histoires liées aux hypocrites politiquement corrects qui rendent la situation encore pire.

Demain un artiste avec lequel j'ai une affinité assez proche, va assister à une célébration pour fêter la cinquantième et dernière année d'organisation des expositions de haute qualité par un sculpteur renommé.
L'artiste a eu le privilège d'exposer ses œuvres avec ce sculpteur l'année dernière, et le mariage de leurs créations était une apparente réussite.

On n'écrit pas ceci pour mettre en valeur qui que ce soit comme artiste, mais je dirais à propos du sculpteur concerné qu'avec les vieux outils encombrants et lourds, il les transforme comme par magie en figures d'aspect souvent très léger. Elles sont parfois vêtues de dentelles, de robes fines. Elles sont vivantes, féeriques et poétiques, et chaque œuvre évoque son propre clin d'œil tendre, d'un humour émouvant et attachant, enveloppée d'amour. De l'art véritable. Demain donc devrait être pour ceux qui assisteront à cet événement, une bouffée d'air frais, parfumée de verité.

Ses artistes amis ont été priés de faire quelque chose pour lui comme cadeau. En considération du niveau de talent de ces artistes, il devrait être bien gâté, mais un tel artiste comme lui qui a tant donné aux autres, et dont l'œuvre a fait, et fait toujours, tant de plaisir aux autres, mérite le meilleur que l'on peut faire pour lui, et pour l'occasion. Voir les résultats sera donc très intéressant. Participer à une telle célébration sera un honneur et une vraie joie!

L'artiste lui a fait un portrait. Comme il en est satisfait, l'œuvre ne peut pas être mauvais. Mais les portraits sont parfois difficiles lorsqu'ils sont poussés. De toute façon jamais il ne faut les travailler outre mesure, surtout en aquarelle. Il y a toujours un moment où on doit arrêter. Une touche de trop peut même le tuer comme un coup de grâce.

Par contre faire un portrait croquis de nature, de life, rapide, en utilisant de la couleur de manière très économe, est parfois même plus efficace, car plus vivante. Ce n'est pas toujours possible, car tout dépend sur les circonstances, ce que l'artiste ressent devant le sujet, sa confiance, et même- pourquoi pas- sa bonne fortune. Car ces genres d'œuvres réussites, faites en moins de vingt minutes, peuvent atteindre le même niveau de qualité artistique, sinon davantage, qu'un portrait soigneux fait assidûment en trois semaines.

Car l'art n'est pas déterminé par le temps, il est maître du temps. On arrive à le créer ou on n'y arrive pas. Dans le premier cas il doit y avoir une bonne dose de magie qui forcément n'a rien à voir avec le temps. En tous cas l'art est toujours hors du temps.
Cette magie hors du temps sera présente demain, et c'est aussi pour cela que ce sera un rare privilège rafraîchissant d'y assister.
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Text and portraits © Mirino. August, 2014

Complicity



The general situation in France is a constant distraction, which is another reason why Viewfinder is being neglected. One harbours illusions that by writing comments on articles published by French Web journals, one might be contributing effectively towards opposing counterproductive socialist politics. Naturally we are referring once more to the most ill-inspired choice of French Presidents, and his incompetent government.

Almost every day there is something else criticable, and sometimes even critical, to the point of being dangerous. Yet no matter how harsh the criticism, Monsieur Hollande continues regardlessly, as if totally immune, like an oblivious, podgy, clockwork rain-man.
To have succeeded in winning the French presidential elections, must have been far beyond F. Holland's wildest dream, therefore whatever flak that comes with the responsibility (if we can use the word in his particular case) seems relatively unimportant. He has achieved the inconceivable, therefore for him the rest, the desolate ruins he is leaving in his wake, are apparently of no particular consequence. However, certain decisions, or incoherent contradictions, may be far more consequential than he and his government are capable of imagining.

For example, with his usual superficial pomp, he recently decreed that all public demonstrations in support of the Palestinians will be prohibited. The reason for this, he said, was his refusal to allow the possibility of any show of antisemitism, for France should never be used as a racist platform against Israel. Despite this interdiction, on the 19th July there were demonstrations in support of the Palestinians, and the usual rioters, 'casseurs', also made their presence felt. Consequently police were injured, forty four arrests were made, and considerable damage was caused.

One would have thought that the President and his government would be totally intolerant towards any attempt to repeat the exercise. But no, on the contrary, due to the pressure from the extreme left, from certain socialist ministers, plus the socialist logic of not wishing to miss out too much on the Muslim vote, the second demonstration in support of the Palestinians was fully authorised.
Yet, curiously enough, following what was in fact a peaceful procession, the demonstration for the Palestinians scheduled for Saturday the 26th, was once again prohibited.
One plausible reason of it being outlawed was the fear that it would be 'incompatible' with the recent Air Algeria catastrophe that included fifty-four French victims. The possibility that the airliner could have been targeted by Malian jihadists, would obviously accentuate this 'incompatibility'.

Nevertheless, prohibiting a third demonstration after allowing a second, after having prohibited the first is totally incoherent as well as inviting trouble. But incoherence, incompetence and lack of foresight has characterised F. Hollande's reign since his election.
Sure enough, despite the ban, the demonstration took place the 26th July, and there were more riots, more vandalsm, and more arrests.

Of course the demonstrations in support of the Palestinians are not only limited to France. They are international. A global bleeding hearts club. Hamas thrives and prospers from them all because they bring in a great deal of money from thousands of sympathisers if not Israeliphobes. No doubt the money will be used as thought fit. As the elected representative of the Palestinians of Gaza, Hamas will make sure of that. No question of using it to build effective bomb shelters comparable to those in Israel to protect civilians, for without the martyrs, the aged, the innocent women and children, the human shield victims Hamas hides behind, there would be no more cause, and thus no more conscience easing money.

Yet strangely, these demonstrations are supposed to promote peace. Does vandalism and racism promote peace? Does one promote peace by sympathising with the Palestinians of Gaza who choose (assuming they have a choice) to be represented by a terrorist organisation? Is one demonstrating with integrity by never alluding to Hamas, the essential cause of the endless misery and hopelessness of the people whose interests the movement cynically pretends to be defending?

Here's a couple of extracts of published comments in French on the same epic subject:

Lorsque les romains eurent expulsé les Israelites de la Terre d'Israel après la révolte de Bar Kokhba (132-135), on substitua l'ancien nom pour 'Palestrina'. N'empêche que personne n'eut pris au sérieux ce nom romain car depuis deux mille ans rien n'a été fait pour établir quoi que ce soit sous cette appellation.

Par contre à travers toute l'histoire les israéliens ont toujours eu l'aspiration de retourner chez eux. Pendant le 14° et 15°, par exemple, beaucoup sont partis d'Espagne. Pendant certaines périodes des communautés entières sont retournées là bas, et ceci n'a jamais suscité de la surprise ou de la polémique comme celle fabriquée depuis 1948.

Depuis cette date fatidique les 'palestiniens' ont été utilisés continuellement comme prétexte pour que les pays arabes puissent réclamer la Terre Sainte comme la leur.
Mais historiquement cette Terre est aussi celle d'Abraham qui représentait la père des religions monothéistes. C'est à dire qu'en fonction de ce principe historique et biblique, cette Terre est celle des Israéliens, Chrétiens et Musulmans. Voilà aussi pourquoi les accords de 1947 de l'ONU acceptés par les autorités juives mais catégoriquement rejetés par la Ligue Arabe, étaient des accords valables et assez bien conçus.

Hamas a une quasi légitimité démocratique à Gaza, comme si les Gazaouis avaient un choix, mais cette soi-disant 'légitimité' valide son statut et donc l'objectif établi. Mais comme déjà suggéré auparavant, au moins jusqu'à maintenant, la co-existence de Hamas et les autorités israéliennes semble être devenue presque un arrangement réciproquement convenable, à condition que le mouvement terroriste ne va jamais outre mesure. En somme il paraît s'agir d'une sorte de tragi-comédie. Tragique évidemment car ce sont les Palestiniens de Gaza et parfois quelques victimes Israéliennes qui paient les frais fatals.

L'avantage de cet arrangement pour Israël est l'assurance que Hamas, dont le statut est l'islamisation de toute la Terre Sainte (même si en réalité aujourd'hui ce serait contre ses intérêts) ne veut point qu'un Etat palestinien soit établi. Pourquoi ? Car un tel Etat serait interprété comme une acceptation de la part des palestiniens de l'Etat d'Israël. Aussi cet État ôterait pour la postérité la raison essentielle d'être et la cause sacrée (mais aujourd'hui chimérique) de l'organisation.
Israël sait pertinemment que l'idée d'un Etat palestinien est devenue totalement irréaliste démographiquement. C'est trop tard. On (La Ligue Arabe) aurait dû y penser avec davantage de lucidité et de prévisions en 1947, mais alors on voulait tout ou rien. Ce principe demeure officiellement chez les palestiniens de Gaza, même si- même aujourd'hui- Hamas n'irait jamais trop loin pour essayer de l'obtenir car ainsi l'organisation serait carrément éliminée.

Donc on lance des roquettes, Israël réagit, il y a malheureusement mais naturellement des victimes dans une zone limitée et surpeuplée. Les sympathisants pour les palestiniens font leurs manifestations dans le monde entier. On ramasse encore de l'argent pour la bonne cause, et Hamas prospère. Voilà le vieux scénario répétitif, hypocrite et tragiquement fatidique que l'altruisme du monde entier aide à perpétuer.
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Text © Mirino. Top image from 'la tuerie d'Itamar et le double discours palestinien' 
With thanks. July, 2014

Abus




















Une partie du discours fameux de Robespierre, celui qui a décidé le sort irrévocable de Louis XVI est le suivant :
'Louis ne peut donc être jugé, il est déjà condamné; il est condamné, ou la République n'est point absoute. Proposer de faire le procès de Louis XVI, de quelque manière que ce puisse être, c'est rétrograder vers le despotisme royal et constitutionnel; c'est une idée contre-révolutionnaire car c'est mettre la révolution elle-même en litige. En effet, si Louis peut être encore l'objet d'un procès, Louis peut être absous; il peut être innocent; que dis-je! il est présumé l'être jusqu'à ce qu'il soit jugé. Mais si Louis peut être présumé innocent, que devient la révolution? N'est-elle pas encore incertaine et douteuse?'

Ne peut on pas faire un parallèle entre cette manière de congédier les principes fondamentaux de la justice pour la cause idéologique de la Révolution Française, avec l'abus de la justice française aujourd'hui en ce qui concerne l'ancien Président de la République, Nicolas Sarkozy, aussi pour défendre les intérêts d'une cause, celle du socialisme français?
Car lorsque les idéologues sont convaincus du bien fondé de leur idéologie, ceux qui à leurs yeux pourraient représenter une menace sérieuse, devraient être sinon décapités, certainement éliminés politiquement, et tous moyens deviennent donc bons pour essayer
de le faire.

Après la nomination de Manuel Valls comme premier ministre, on a
été persuadé, pour cause, que la ministre de la Justice, Mme Taubira, serait remplacée. Curieusement, après avoir clairement menti
aux français, ce qui est inacceptable pour une personne censée représenter la justice qui doit forcément incarner la vérité, elle a néanmoins pu garder sa fonction ministérielle. Si on pose la question pourquoi, ne serait-il pas raisonnable d'arriver à la conclusion que Mme Taubira est trop au courant de certaines procédures judiciaires douteuses pour que l'on puisse se priver de son 'expertise' dans la matière de la justice?

Depuis l'élection par défaut de F. Hollande, aussi grâce à une marge de victoire de 1.67%, ceux qui prétendent représenter la justice se sont acharnés à trouver de quoi pour incriminer l'ancien Président. Parfois leur zèle semble avoir eu un effet négatif sur leur sens de jugement, car il y a un manque de logique et de cohérence à l'égard de certaines accusations. Au moins une (parmi trop) a été congédiée legalement en tant que non-lieu, mais curieusement elle revient comme si on n'accorde aucune importance aux décisions judiciaires préalables.

Avant la plus récente mise en scène prétendue judiciaire mais honteusement injustifiée, (garde à vue de quatorze heures suivie par une convocation de deux juges à 2 heures du matin qui ont mis en examen Monsieur Sarkozy sans aucune autre formalité, et sans lui accorder aucun recours légal) l'ancien Président lui-même a souligné de manière convaincante l'absurdité de cet acharnement, l'incohérence et le vide du contenu des charges prétendues contre lui, grâce à la publication d'une Tribune assez brève.

Après cette toute dernière épreuve l'ancien Président a eu l'occasion de répondre aux questions des journalistes sur TF1 le 3 juillet, 2014. Encore une fois il a critiqué la partialité évidente de ceux qui prétendent représenter la justice, et le manque d'application des principes essentiels de la justice.

Par la suite le premier ministre Manuel Valls a déclaré qu'il veillera à que le principe de la présomption d'innocence soit respecté mais que 'les faits sont très graves'. Il y a deux contradictions évidentes dans cette déclaration. Si la justice française fonctionnait correctement, elle n'aurait aucun besoin que le premier ministre veille sur quoi que ce soit à son égard. Et un premier ministre n'applique aucunement le principe de la présomption d'innocence en évoquant la gravité des 'faits'. De quels 'faits' le premier ministre fait-il donc allusion?

Les uniques faits qui apparaissent évidents sont ceux de l'abus et la manipulation de la justice. Où est le respect du principe de la présomption d'innocence, le respect de la vie privée, et le respect de la confidentialité des conversations entre un client et son avocat lorsqu'on met sur écoute pour des mois durant un ancien Président de la République ainsi que son avocat? Où est l'impartialité de la justice lorsqu'on s'acharne à trouver de quoi pour le culpabiliser, tout en ignorant ou congédiant les délits et des mensonges pratiqués par ceux de son propre camp?

Si les principes essentiels de la justice sont ainsi bafoués, il n y a plus de justice. Personne ne peut se fier à elle, et par conséquent la démocratie française elle-aussi est sérieusement minée et menacée.
L'ironie c'est que si le chef de l'Etat avait assez de stature pour laisser tranquille l'ancien Président, ce dernier aurait moins ressenti le besoin de retourner sur la scène politique.
Par contre de subir un tel traitement et de voir ce qui se passe en France, la nation à laquelle il avait tant donné, et pour laquelle il était prêt à donner encore davantage, malgré l'opinion de ses détracteurs et ceux dont les ambitions personnelles les incitent sans aucun état d'âme de le trahir, revenir pour Nicolas Sarkozy est devenu un devoir obligatoire.
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Text and image © Mirino. July, 2014

Mist


















Non, ceci ne sera pas une tentative d'écrire des pensées poétiques ou philosophiques pour exalter les phénomènes naturels qui parfois nous enchantent et inspirent. Mist fait partie d'une trilogie de constatations beaucoup moins inspirantes, mais elles aussi sont les phénomènes du temps.

L'ironie de notre époque où grâce aux moyens de communications de plus en plus sophistiqués rien ne devrait nous échapper dans l'immédiat, l'information est néanmoins assujettie à la partialité de certains média. Alors elle est politiquement manipulée, souvent floue ou voilée.

On remarque même chez nos propres enfants, ceux nés dans les années quatre-vingt, par exemple, une nette tendance à se méfier du mot "capitalisme", devenu  lourd de connotations néfastes par formatage des politiquement corrects. Ils se méfient des entreprises multinationales et de ce que l'on appelle "la mondialisation" que l'on présent comme monstrueuse, à moins qu'il ne s'agisse pas de football.
C'est vrai que la divinité considérée la plus puissante, surtout selon ceux qui l'adorent, a toujours été l'argent. Mais jamais on n'a été mieux protégé contre l'abus de ce pouvoir que par les lois aujourd'hui.

N'empêche que c'est toujours quasi naturel, sans doute aussi à cause du matraquage systématique des média intéressés, que trop de monde suive l'école de la pensée unique, et de même croire dans l'Utopie de demain vendue par les illuminés irrationnels et bornés.

Ceux mieux avisés sont déjà passés par là. On les traite de "réac" si jamais ils osent mettre en garde les nouvelles générations de crédules qui manifestement ignorent l'histoire ou feintent de l'ignorer. Car la vérité est autre, et les joueurs de flûte qui promettent l'Utopie aux acolytes naïfs, les amènent invariablement au pays de la Dystopie. Actuellement les français sont en train d'assister à ce voyage fatidique, transportés aux bas fonds hadèsiens par les socialistes aussi myopes qu'insouciants.

Les idées et les philosophies des économistes bien plus éclairés et voyants comme Adam Smith, par exemple, ne peuvent jamais être considérées idéologiques. Elles sont fondées sur la réalité qui inclue forcément celle de la nature humaine. Elles sont donc aussi valables et applicables aujourd'hui et seront sans doute aussi demain, qu'elles l'étaient au 18° siècle. D'ailleurs on voit très clairement aujourd'hui à quel point elles sont toujours valables.

Le principe fondamental est d'une logique ultra simple. Si on accorde la liberté à celui capable de réussir, sa réussite ne peut qu'engendrer positivement et de manière générale le bien être de tous ceux qui s'en intéressent directement. Elle contribue donc au progrès et à l'évolution positive de la société dans tous les égards.
Pour commencer avec un exemple modeste, tous les clients d'un boulanger local, artisan capable de faire du pain de qualité excellente à un prix moyen, bénéficient directement de sa réussite, comme tous ceux dans le monde entier qui ont acheté un iPad Apple ou un ordinateur Apple bénéficient directement de la technologie de l'œuvre géniale initiée par un autre individu qui s'appelait Steve Jobs, etc.

En termes d'éducation donc, si on freine les uns par égard mal fondé pour les autres, on arrive seulement à établir un niveau d'éducation médiocre. A la longue cette politique diminue systématiquement même le niveau de la médiocrité. Dans les pays totalitaires un tel freinage calculé de l'éducation est pratiqué surtout pour perpétuer l'autocratie du gouvernement en maintenant le peuple dans une quasi ignorance brumeuse. Les socialistes le pratiquent aussi, pour la cause fausse d'égalité, et voilée par une prétendue compassion, une volonté soi-disant moralisatrice de ne pas trop taxer ou décourager les jeunes élèves, ce qui veut dire de ne jamais encourager les capables au soi-disant détriment des incapables.

Rare est-il que les enfants des ministres socialistes soient aussi assujettis à une telle éducation forcément médiocre sinon pire. Car au fond ces idéologues ont un esprit élitiste bien plus important que ceux qu'ils accusent toujours d'élitisme. Puis c'est bien plus politiquement acceptable de ramasser une fortune personnelle, si on étale de manière convaincante son appartenance au club social, mais ceci à condition que l'on dissimule de manière irréprochable son hypocrisie, autrement elle risque de ternir "la bonne réputation" du club, comme on a trop bien vu depuis l'élection incroyable d'un tartuffe.
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Text and image © Mirino. July, 2014

'Ideological truths'





















Today one can assume an ideological liberty to argue that black is white and that two and two do not make four. What is essential is that any gained result of the argument supports one's ideology. The 'truth' is therefore an ideological interpretation. Or rather the 'truth' is essentially the ideology. To defend and perpetuate an ideology, the end always justifies the means. Unsupportive truth in this case would be just as inadmissible as historic facts that go against the grain of the ideology.

In the light of this, all ideologues would be akin to sectarian idolaters, and all ideologies can only survive by eventually being autocratically imposed. Democratically they cannot otherwise sustain themselves, which is just as well.

As an example of an 'ideological truth', it has been theoretically established in France according to such 'ideologic', that by imposing a 35 hour working week in both the public and private sectors, this will contribute towards remedying unemployment. For the convinced ideologue the categorical fact that it has had an inverse and adverse effect does not alter what is, and will be maintained as an 'ideological truth'.
Another more recent 'ideological truth' is that if you recruit enough teachers to boost the ranks of the National Education institution, (and for some cabalistic reason multiples of six seem to have been favoured) it will undoubtedly improve education. Thus whether the full amount of say 66,666.666 (recurring) teachers have all been squeezed in yet or not, the forty two thousand or so already recruited, (to add to the burden of the French tax payer) have had no positive effect whatsoever. In fact one could affirm that the situation regarding French National Education is even worse. Yet this cannot possibly be allowed to challenge the established 'ideological truth'.

Such are the examples of the application of 'ideologic'. With regard to the ideologue's capacity of stimulating private enterprise however, this has failed miserably. But as words such as 'competitive' and 'individual initiative' cannot possibly figure in the thin, ideological, ABC book of politically correct words, this would come as no surprise.
Private companies in France that by miracle have somehow managed to survive the long ordeal, may have been able to flee the country in time. In the public sector there are the usual dark clouds rumbling, and one has to contend with tiresome strikes organised by the disillusioned Marxist trade unions. Nevertheless, the endless concoction of formulas such as 'le pacte de responsabilité' are exemplary as improvised inventions of 'ideological truths'.

'Le pacte de responsabilité' is a theoretical agreement consisting of the State's decreasing excessive charges and perhaps a percentage of tax that cripple private companies, providing that they will employ more wage earners. Naturally each private company is required to take on enough new employees to absorb the full amount of the State's magnanimous reduction in charges, to thereby contribute 'responsibly' towards reducing the unemployment figures.
Logically the situation of any private company that signs such a 'pact' would be made worse, but 'ideologically' the pacte de responsabilité must be regarded as a 'truth'.

After all, if there's no pact forthcoming, it doesn't necessarily imply that it's the fault of the head of State who invented it. On the contrary, the responsibility (the key word) must be assumed by the private companies who cannot apply it without making their already critical situation worse. For the ideologue this refusal would amount to an irresponsible dismissal of another 'ideological truth'.

Despite the nomination of Monsieur Valls whose authoritative PM air might appear to lend temporary credence to French socialism, we are witnessing a curious immobility. Nothing of any positive economic consequence has happened, nothing is happening, and it would be reasonable to believe that nothing will happen. The long summer holidays are soon to begin, which in a way means it's holiday time for everyone. Once more the Parisians will migrate south like lemmings, and the media will probably try to charm these carefree holiday makers with TV film reports of portly Monsieur Normal and his latest flame nonchalantly paddling in the sea.

The status quo of immobility will renew itself once more for la rentré in September with a superficial show of much ado about nothing. But before the government has time to plan how to continue their fraudulent pantomime and come up with a new set of absurd pat phrase formulas for the gullible, another year will be over, and there will be only two more years to go for Monsieur Hollande.

The last public announcement commitment (if one can call it such) that François made this year, was to say that he will not stand for a second mandate as presidential candidate if there's no improvement regarding the unemployment figures. This gives him a considerably wide margin, but he shouldn't delude himself. Even if the unemployment figures improve by 0.000006% by May, 2017, the French aren't likely to repeat a monumental error... or are they..? For it's not as though they never repeat monumental errors. It's already apparent that France learnt nothing from the long drawn-out, stagnant years of F. Mitterrand. If the majority can be so easily manipulated by certain media intent on having a round of socialism for their own lucrative benefit in 2012, there's no reason to believe that it won't be possible to repeat the exercise in 2017. This would have the effect of making sure that France will continue its inexorable descent into abysmal, long lasting Mediocre Land in all respects.

Without any real restraint to the government's immigration laxity, it's possible that the rising courbe in unemployment will continue in any case. One suspects that any tacit encouragement to allow immoderate immigration, including clandestine immigration, also qualifies as an 'ideological truth'. Ideologues might reason that if you are kind enough to immigrants and legalise the situation of clandestine immigrants, they in turn will vote for you when you additionally grant them the right to vote. Ideologues always reason in terms of numbers, but their vanity prevents them from appreciating the real logic (not 'ideologic') that democracy defeats itself when the accumulated majority either repudiates this freedom, or takes advantage of its superiority of numbers by electing one of its own community's favourite fundamentalists.

This could be illustrated by the Paquebot France foundering in a heavy swell, the crew taxed to the point of exhaustion, whilst the podgy captain, oblivious of reality, and ever intent on boosting his failing popularity, generously allows an unlimited amount of voyagers the right to desert their own vessel to board the already overloaded Paquebot, thus ensuring the inevitable acceleration of its tragic fate.


Text and illustrations (top image c. 1980) © Mirino. June, 2014

Conservative concerns



A good friend of mine has just completed an interesting and opportune book: 'Being Conservative from A to Z. An Anthology and Guide for Busy Conservative-Minded People' (Amazon).
No matter one's political sympathies, intellectual honesty is essential, and history always eventually ends up as an undeniable record of facts. 

Thanks to years of being subjected to the hypocritical circus of political correctness, or as the French also say 'la pensée unique' (the only admitted way of thinking) the word 'conservatism' has been systematically demeaned by disparaging connotations.
In fact when one seeks synonyms of 'conservatism' via Internet, one is swamped with a panoply of pejorative words that underline this phenomenon. Here are a few, mostly American examples:

blimpish, buttoned-up, fusty, standpat (prenominal), unprogressive, nonprogressive, hidebound, traditionalist, tending to favour established ideas, conditions, or institutions, eg. (conservative baseball fans consider the new ballpark too modern-looking and plain ugly), brassbound, button-down (or buttoned-down), die-hard, hidebound, mossbacked, old-fashioned, old-line, old-school, orthodox, paleoconservative, reactionary, traditional, traditionalistic, ultraconservative, etc.

One might therefore be led to imagine a tweedy, cynical, absent minded, shortsighted, elderly, back bench minister or member of the House of Lords snoring during a séance. A hoary old Tory has-been, belonging to another age with one gouty foot already in the grave.

If such is conservatism, how can one apply any of the above synonyms or such a quaint caricature to Abraham Lincoln, for one example? "Unprogressive"? The man who abolished slavery in the USA? And if George Washington had any tendency "to favour established ideas" then perhaps there would never have been the American war of Independence. He would have favoured the established idea of America continuing to be ruled by mad King George III of England.
As for Margaret Thatcher, she would have favoured the established idea of continuing to allow miners the right to dig for coal that no one wanted. Or maybe she would have respected another interpretation of traditionalism by allowing Argentina the right to reclaim the Falkland Islands despite the majority wish of the island's inhabitants. And what about Winston Churchill? If he was so attached to tradition he would have dismissed radar as worthless, modern junk and opted for tactics and technology worthy of the First World War, if not the Napoleonic Wars. (It's to be noted that Napoleon, who has been ousted from the politically correct French social club and is no longer spoken of, understandably caused such an impact in his day and age that the French army's main military tactics manual still faithfully adhered to up until, and even during, the First World War, was uniquely Napoleonic. To some extent this might account for why the French soldiers were issued with bright red trousers at the outset of WW1 to wear for going into battle to dazzle and put fear into the hearts of the German machine gunners.

It's true that conservatives refer to history. But they do so out of sincere interest, respect and in order to advance positively by steering clear of the obstacle of repeating past errors, whereas if ideologists refer to history at all, they do so either selectively, or with the intention of negating or deforming it. In their view history has to comply with the requirements of their ideology. Indeed the French revolutionists went as far as to try to cancel out or decapitate all pre-revolutionary French history in order to vainly try to start over anew. Their absurd, short-lived attempt to reestablish a new calendar and even new seasons, with oblivious women frolicking around wearing back to nature, revamped, traditional antique Greek costumes, seems to reveal how ridiculously unrealistic and pretentious their doctrine was. Yet even today, for the sake of the Republic, one continues to extol the French Revolution, this in spite of the rife havoc and murderous destruction it caused.
Ironically many of the French like to identify with the Royal family of Great Britain. They avidly follow royal events, as much, it seems, if not more so than the British themselves. Couldn't this be regarded as a natural way of trying to compensate for having irrevocably eliminated their own monarchy?

The Taliban's attempt to demolish the Buddhas of Bamiyan is a similar example of brainless vanity in trying to make history conform to what are considered ideological requirements. Religion doesn't really come into it, for in principle there's no difference between the blind action of destroying a sacred, ancient monument hued out of solid rock, or rabidly burning down Catholic Churches for whatever ideological cause.

Are we thus to take it that those who accuse conservatism as being unprogressive and old fashioned would approve of relentless, destructive, ideological madness?
But what is ideology? It is an established creed, doctrine or religion that is anchored or imprisoned to the past, to its original source. This is why we use the word fundamentalism. It is so fixed that it cannot evolve or readapt in any natural way, and is never required to do so. Socialism can also be regarded as a form of fundamentalism because there is no possibility of it evolving without virtually cancelling itself out.

Most apolitical thinkers and philosophers would agree that an ideology is established when the ideologue stops thinking. In this case how can anyone who defends an ideology pretend to represent progress? In any case an ideologue denies any form of progress that would challenge or even question his ideology.

Conservatives defend traditional values not because of vague sentiments of nostalgia or any old fashioned quirks, but simply out of respect for custom and identity. They are aware that such values have withstood the rigours of time. There is a very good reason for this which could also be considered as being preciously essential if not mystic. These values are deeply embedded. They are our historic foundations. They represent a nucleus or source of national identity.

We therefore arrive at the logical conclusion that if man is capable of reaching the stars, of creating and continually improving upon fabulous means of communication, of finding remedies to cure the most serious illnesses and diseases, of devising means to solve the world's many problems in all aspects, and of continually creating art throughout history since the fabulous Lascaux renderings, it is not due to ideologues or to any ideology. It is due to those who would never allow themselves to be restricted by dogma. Call them what you will, or better still, take time out to trace the progress of civilisation in thought and deed throughout history.

History is forged positively by free individuals and not by fettered ideologues. If history has been effected by the latter, it has only been so in a relatively temporary, always negative and often destructive way.
The greatest leaders the world has known have always been free individuals who defend liberty and individuality. If they ever needed to pigeonhole themselves, more often than not they would consider themselves as being conservative. But in the final analysis, 'conservative' is only a word, with no strings attached.
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Text and illustration © Mirino. June, 2014